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02/02/2015

Lire les classiques - William Blake

William Blake

oiseau-rouge-gorge-04.jpg

Gai, gai moineau,
Sous les feuilles plus vertes
Une fleur de bonheur te voit
Toi qui vas comme la flèche
Vers ton petit nid,
Tout près de mon coeur.
 
Joli, joli, rouge-gorge,
Sous les feuilles plus vertes,
Une fleur de bonheur
T'entend sangloter, sangloter,
Rouge-gorge, joli rouge-gorge
Tout près de mon coeur.
 

William Blake, Chants d'innocence et d'expérience (Quai Voltaire, 2007)

traduction de Marie-Louise et Philippe Soupault

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01/02/2015

La musique sur FB - 2204 G.F.Haendel

Georg Friedrich Haendel

Music for the Royal Fireworks, HWV 351

 

La Stravaganza Köln Orchestra

Andrew Manze


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31/01/2015

La citation du jour

Siri Hustvedt 

citations; livres

Certains d'entre nous sont destinés à vivre dans une case dont il n'est de libération que temporaire. Nous autres aux esprits endigués, aux sentiments entravés, aux coeurs arrêtés et aux pensées réprimées, nous qui aspirons à exploser, à déborder en un torrent de rage ou de joie ou même de folie, nous n'avons nulle part où aller, nulle part au monde parce que nul ne veut de nous tels que nous sommes, et il n'y a rien d'autre à faire qu'embrasser les plaisirs secrets de nos sublimations, l'arc d'une phrase, le baiser d'une rime, l'image qui prend forme sur le papier ou la toile, la cantate intérieure, la broderie cloîtrée, le travail d'aiguille sombre ou rêveur venu de l'enfer ou du ciel ou du purgatoire ou d'aucun des trois, mais il faut que viennent de nous quelque bruit ou quelque fureur, quelques éclats de cymbales dans le vide.

Siri Hustvedt, Un été sans les hommes (Actes Sud, 2011)

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30/01/2015

Morceaux choisis - Alain Jouffroy

Alain Jouffroy

littérature; poésie; anthologie; livres

A toi la stupeur immobile de ma joie
Mon sourire de marbre blanc
Mon regard lavé dans la source du sous-bois
A toi mes mains de ville ouverte
A toi mes genoux d'écureuil
A toi ma voix la plus lointaine
A toi tout ce qui tisse nuit et jour à travers moi
A toi la lagune où nous nous sommes connus
A toi les revenants du soleil
A toi ces palais de lilas dans nos yeux
A toi tout ce qui est tout
Ce qui change
A toi
L'explosion de la perle au coeur de l'oiseau noir
 

Alain Jouffroy,  A toi, dans: C'est aujourd'hui toujours - 1947/1998 (coll. Poésie/Gallimard, 2005)

image: Alexandra Grecco (www.dejeunesgensmodernes.com)

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29/01/2015

La musique sur FB - 2213 G.P.Telemann

Georg Philip Telemann

Sonata in G minor

III. Adagio

IV. Allegro

 

Yoko Kawakubo, Myriam Rignol 

Julien Wolfs

(Ensemble Les Timbres)


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28/01/2015

Le poème de la semaine

Louis Aragon

 

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous deux adoraient la belle

Prisonnière des soldats

Lequel montait à l'échelle

Et lequel guettait en bas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Qu'importe comment s'appelle

Cette clarté sur leur pas

Que l'un fut de la chapelle

Et l'autre s'y dérobât

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Tous les deux étaient fidèles

Des lèvres du coeur des bras

Et tous les deux disaient qu'elle

Vive et qui vivra verra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Quand les blés sont sous la grêle

Fou qui fait le délicat

Fou qui songe à ses querelles

Au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Du haut de la citadelle

La sentinelle tira

Par deux fois et l'un chancelle

L'autre tombe qui mourra

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Ils sont en prison Lequel

A le plus triste grabat

Lequel plus que l'autre gèle

Lequel préfère les rats

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Un rebelle est un rebelle

Nos sanglots font un seul glas

Et quand vient l'aube cruelle

Passent de vie à trépas

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Répétant le nom de celle

Qu'aucun des deux ne trompa

Et leur sang rouge ruisselle

Même couleur même éclat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

Il coule, il coule, il se mêle

À la terre qu'il aima

Pour qu'à la saison nouvelle

Mûrisse un raisin muscat

Celui qui croyait au ciel

Celui qui n'y croyait pas

L'un court et l'autre a des ailes

De Bretagne ou du Jura

Et framboise ou mirabelle

Le grillon rechantera

Dites flûte ou violoncelle

Le double amour qui brûla

L'alouette et l'hirondelle

La rose et le réséda

 

 

Quelques traces de craie dans le ciel,

Anthologie poétique francophone du XXe siècle

23:10 Écrit par Claude Amstutz dans Louis Aragon, Quelques traces de craie dans le ciel - Anth | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | | |

La citation du jour

Sylvie Germain

329_germain06.jpg

Elle est la peau du temps; du temps qui passe et glisse et disparaît, et sans cesse s'avance dans la clarté du jour, et sans cesse s'efface dans l'ombre, dans la brume, s'enfonce dans la nuit puis resurgit au jour. Elle est le mystérieux frisson qui parcourt la peau du temps, la fait trembler. Un frisson de fatigue, d'émoi, de tendresse ou de peine. Mais jamais de colère. Non, jamais lors de ses apparitions, il n'y eut en elle, autour d'elle, la moindre vibration de violence. Elle est la peau du temps, du temps des hommes. La tendre et vulnérable peau du visage et du corps des humains. La peau du coeur humain. Elle est l'infiniment doux frisson de compassion qui parcourt cette peau vaste comme le monde et longue comme l'histoire. Peut-être est-elle l'écho lointain de la pitié de Dieu. Cette pitié immense, immense et incessante qui parcourt le monde en suppliant qu'on la reçoive, qu'on écoute sa plainte. Cette pitié manante qui traverse l'histoire en boitant sous le fracas sans cesse recommencé des guerres, des crimes, de tout le sang versé. Mais on la chasse de partout, on ne sait qu'alourdir le poids de sa douleur, le poids de l'ombre et du sang et des larmes dans les plis de sa robe en haillons. Elle ne se lasse cependant pas d'en appeler à chacun, à tous.

Sylvie Germain, La pleurante des rues de Prague (Gallimard, 1992)

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27/01/2015

La musique sur FB - 2212 F.Chopin

Frédéric Chopin

The Nocturnes - Complete

Op 9 - 15 - 27 - 32 - 37 - 48 - 55 - 62 - 72 - Posth

 

Maria Joao Pires

pour Charline K et Dominique B


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Morceaux choisis - Pierre Reverdy

Pierre Reverdy

littérature; poésie; livres

Il marchait au milieu du ciel les yeux baissés et les autres passants le regardèrent. Un peu plus bas, aux fenêtres, les têtes pendaient. Et les formes blanches qu'avaient laissées la lune, la nuit passée, se ranimèrent. La foule criait; au moins tous ceux qui s'étaient reconnus. On emportait le jour par morceaux dans toutes les rues de la ville. Et les cheveux du vent, mêlés au flot des gens et des voitures, s'engouffraient entre les murs et se nouaient. Tout le monde courait sans savoir où. Les pavés attachaient les regards. La terre. Le jour entrait parfois sans ressortir. Le mouvement s'étendait jusqu'aux fossés, qui bordaient les dernières maisons et, au-delà, on retrouvait le terrain plat. Le calme. Des ombres immobiles. Et le soleil reprenait partout sa place, sans qu'on puisse le toucher ni le prendre, au gré de son désir.

Pierre Reverdy, Main d'oeuvre / Poèmes 1913 - 1949 (Mercure de France, 1949)

image: Herculaneum, Campanie - Italie (katbrakatjamb.blogspot.com)

00:16 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

26/01/2015

La musique sur FB - 2211 G.Verdi

Giuseppe Verdi

La Traviata

"E strano! E strano!"

 

Maria Callas, Francesco Albanese

Ugo Savarese

Orchestra Sinfonica Di Torino

Della Rai Coro Cetra

Gabriele Santini


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