12/08/2012
Au bar à Jules - Du roman
Un abécédaire: R comme Roman

Dans Carnets du vieil écrivain, Jean Guéhenno écrit ceci à propos du roman: Lit-on un grand roman? On s'identifie à son héros. On y vit par procuration. Et cela devient plus conscient, et vient le moment où on ne lit plus pour aucun intérêt, pour aucun profit, rien que pour admirer, en toute gratuité et dans une joie indéfinissable, au-delà de soi-même. Dès lors, on devient de plus en plus difficile. On ne supporte plus les fantômes d'auteurs, les fantômes d'ouvrages. Mais un vrai livre est devenu la chose la plus précieuse. Un homme vous parle et il vous semble qu'il dise précisément ce que vous attendiez, ce que vous vouliez dire mais n'auriez jamais su dire. C'est tout simple et merveilleusement étrange.
A quelques nuances près, tel est mon sentiment quand je découvre un roman qui me captive dès les premières lignes, aussi redoutables que les dernières. Mais alors, d'où vient cette réticence qui me saisit bien souvent, à propos de la littérature française tout particulièrement? Autrefois, invité de la célèbre émission Apostrophes de Bernard Pivot, Maurice Nadeau , éditeur de Malcolm Lowry, Witold Gombrowicz, Leonardo Sciascia, Georges Perec et Hector Bianciotti entre autres, rappelait - je cite de mémoire - ce qu'est un roman: une oeuvre d'imagination, avec un début, une fin, un cadre, des personnages et une action... Le dictionnaire Littré lui fait écho en ces termes: Une histoire feinte, écrite en prose, où l'auteur cherche à exciter l'intérêt par la peinture des passions, des moeurs, ou par la singularité des aventures.
Et c'est là que la bât blesse, car en France tout est roman, notamment cette majorité de titres parmi les nouveautés dont la qualité n'est pas toujours en cause, mais qui mériterait le titre de récit ou de fiction romanesque - histoire réelle ou inventée que l'on raconte par écrit - ou d'autofiction - autobiographie empruntant les formes narratives de la fiction - prétexte à une quête identitaire de l'auteur. Un éditeur justifiait cette étiquette arbitraire de roman, afin que ses livres puissent figurer sur les rayonnages des grandes chaînes de la distribution. Dans le cas contraire: aucune chance!
Les vrais romans sont ainsi devenus, dans leur construction et leur qualité, plutôt rares. On ne dira jamais assez combien l'émergence du Nouveau Roman aura laissé des traces - exception faite de Samuel Beckett et de Nathalie Sarraute - qui ressemblent à un séisme dont les prolongements demeurent vifs dans la littérature française actuelle. Avec l'acuité habituelle de son regard, Alexandre Vialatte notait: On a tout essayé pour trouver du nouveau: le roman sans histoire, le roman sans personnages, le roman ennuyeux, le roman sans talent, peut-être même le roman sans texte. La bonne volonté a fait rage. Peine perdue, on n'est parvenu à créer que le roman sans lecteur. C'est un genre connu depuis longtemps!
Rien de tel par exemple chez les anglo-saxons, les italiens ou les espagnols qui savent encore raconter des histoires. Et si nous ne goûtez pas trop les auteurs étrangers, (re)lisez un bon auteur classique ou parmi les auteurs actuels, un roman de Philippe Claudel ou de Pascal Quignard. Vous ne le regretterez pas...
Jean Guéhenno, Carnets du vieil écrivain (Grasset Digital, 1971)
Alexandre Vialatte, La porte de Bath-Rabimm (Julliard, 1986)
image: Jean-Jacques Henner, La femme qui lit (culture.gouv.fr)
22:15 Écrit par Claude Amstutz dans Alexandre Vialatte, Au bar à Jules - Un abécédaire 2012, Littérature francophone, Pascal Quignard, Philippe Claudel | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; roman |
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11/08/2012
Carson McCullers
Carson McCullers, La ballade du café triste (Coll. Livre de poche, 2000)
Amelia Evans inspire le respect de ses concitoyens : on apprécie autant l'alcool qu'elle distille clandestinement que ses talents de guérisseuse. Le mystère plane cependant autour d'elle... Cette aventure pleine de mystère et d'humour donne son titre à ce recueil de nouvelles très représentatives du talent de Carson McCullers.
Peu d’écrivains ont su, avec autant de simplicité et d’émotion contenue, évoquer ce besoin effréné d’amour, en contrepoint à la solitude, à l’injustice, à la fragilité intérieure des êtres. L’immense écrivain de Le cœur est un chasseur solitaire signe, avec ce livre, un chef-d’œuvre de la littérature américaine.
04:18 Écrit par Claude Amstutz dans Carson McCullers, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; nouvelles; livres |
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10/08/2012
Lire les classiques - Victor Hugo
Victor Hugo

pour Catherine P
Quand deux coeurs en s'aimant ont doucement vieilliOh! quel bonheur profond, intime, recueilli!Amour! hymen d'en haut! ô pur lien des âmes!Il garde ses rayons même en perdant ses flammes.Ces deux coeurs qu'il a pris jadis n'en font plus qu'un.Il fait, des souvenirs de leur passé commun,L'impossibilité de vivre l'un sans l'autre.Chérie, n'est-ce pas? cette vie est la nôtre!Il a la paix du soir avec l'éclat du jour,Et devient l'amitié tout en restant l'amour!Victor Hugo, Toute la lyre - Poésie, vol. 4 (coll. Bouquins/Laffont, 2002)
image: Chemin de Ruth, Cologny
08:59 Écrit par Claude Amstutz dans Lire les classiques, Littérature francophone, Rosebud | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; poésie; anthologie; livres |
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Sylvie Aymard
Sylvie Aymard, La vie lente des hommes (Maurice Nadeau, 2010)
En 1939, c'est la mobilisation générale et Bussy, 13 ans, est conduite par son père Matteo loin de Paris afin d'échapper aux affres de la guerre. Avec son drôle de diable dans le regard et sa beauté à couper le souffle, elle tombe sous le charme de Daniel, un jeune résistant qui lui rend la paix de l'enfance, mais ce dernier est tué, et la blessure de Bussy qui s'en suit ne se refermera jamais. Pourtant, à la Libération, le hasard lui fait rencontrer Tristan, qui s'amourache d'elle, l'épouse et adopte son enfant, Esther. Il croit au bonheur, tente l'impossible pour raviver la gaieté enfuie de Bussy, mais s'il se montre exemplaire, est-il en revanche capable d'aimer? Pas d'imprévu ou de passion avec un homme parfait? Bien plus tard, elle part pour se recueillir sur la tombe de son père en Sicile et ne reviendra pas. Réconciliée avec elle-même? Peut-être. Libre? Enfin!
Les pages autour de la rencontre de Bussy et Daniel sont sublimes: Bussy espérait sourdement que rien ne commencerait jamais pour elle, qu'on lui laisserait la liberté de se raconter des histoires, de s'engourdir, de se mirer. Sa splendeur lui suffisait... et plus loin: Rose et fraîche dans le grand manteau rêche, il l'enferma. Elle le fixa de ses yeux bleus d'enfant et de voyante. Un cri sous les arcades moussues du pont se mêla au vent, au clapotis des poissons, à la roue cerclée d'une charrette sur le dur. La brise retroussa les feuilles sensibles des arbres...
Ce roman bouleversant, avec ses phrases courtes, son émotion contenue - 140 pages à peine - est servi par une écriture qui rappelle Maupassant pour son atmosphère mélancolique, ou Bernanos pour son intériorité qui ne parvient pas à franchir les lèvres.
Sylvie Aymard a déjà publié Courir dans les bois sans désemparer (2006) et Du silence sur les mains (2008) parus chez le même éditeur.E
00:02 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (2) |
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09/08/2012
Morceaux choisis - Vincenzo Consolo
Vincenzo Consolo

Alors toi, les vains présents des hôtes moqueurs, la tromperie du viatique, la hantise du but (tu as enfermé tes remords dans la cage de l'eau, dans la volière du vent) et moi, voix rauque dans l'air retentissant, gauche rapporteur de ton long voyage, allons. Le navire laboure l'étendue plate, le courant blafard, il fait lentement voile vers le port sûr, le rivage certain, vers les spectres du temps. L'histoire est toujours la même.
La tempête s'est apaisée, dans la grotte la nappe de l'écume se fige sur la jarre enfouie. Tu espères que le cercle - stigmates, taches et mousses fiévreuses - se refermera dans le calme. Ignore le présage, le doute philologique, qu'il puisse t'arriver de loin ou de la mer. Tu ne sais à qui dévoiler le secret qui gît dans les racines, dans le tronc de cet arbre, ta maison est vide, ton appel se perd en traversant les chambres. Tu avances en des couloirs d'ombre, tu te retournes et ne vois que tes traces. Une poussière tomba sur tes yeux, un sommeil dans l'absence. Que la fumée du soufre serve à ta conscience. Que le calme t'aide à présent à retrouver ton nom d'antan, le point de départ.
In my beginning is my end.
Et pourtant, des sirènes hurlent dans cette anse, des carcasses remontent à la surface, des navires clandestins abordent, l'aube ouvre leur vol aux oiseaux de passage. Par deux, gendarmes et artificiers avancent, en groupes, les âmes dissoutes, parfois les voix, les visages, les rues, les portes d'entrée et de sortie se confondent.
Recherche dans le grenier catalogues et cartes, recommence à partir de pâles traces - le désert est angoisse - la piste que le sable a recouverte. Que l'ermite, l'exilé, le reclus t'assistent, que la flamme d'une lampe, les sonorités du soir te guident, que ta peine, ta détresse t'absolvent.
Vincenzo Consolo, Le palmier de Palerme (Seuil, 2000)
traduit de l'italien par Jean-Paul Manganaro
07:21 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère, Littérature italienne, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; récit; morceaux choisis; livres |
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08/08/2012
Musica présente - 26 Nathalie Stutzmann
Nathalie Stutzmann
cantatrice et chef d'orchestre française, née en 1965
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Jean Sébastien Bach
Cantate BWV 42, Sinfonia
Cantate BWV 133 - "Getrost"
Cantate BWV 33 - "Wie furchtsam wankten meine Schritte"
Cantate BWV 174 - Sinfonia
Cantate BWV 4 - Sinfonia
Cantate BWV 169 - "Stirb in mir, Welt und alle deine liebe"
Passion St Matthieu BWV 244 - "Erbarme dich"
Cantate BWV 21 - Sinfonia
Cantate BWV 74 - "Nichts kann mich erretten"
(Ensemble Orfeo 55)
pour Judith S et Joëlle C
08:15 Écrit par Claude Amstutz dans Jean Sébastien Bach, Musica présente, Musique classique, Nathalie Stutzmann | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique classique |
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Le poème de la semaine
S. Corinna Bille
Comme je te revois bien,Ce soir dans mes pensées.Oh! mon tout petit jardin. Je marche lentementSur les dalles marbréesDe ton sentier.Il y a un peu de ventDans les peupliers.Il y a un peu de rose dans le ciel.Il doit encore y avoir Des dents-de-lion dans l'herbe.Et les grillonschantent de nouveau, je pense.Et sur la mosaïque de la fontaineL'oiseau du paradisN'a pas encore avalé sa pomme.Et dans la niche,La madone en bois peintEst revenue. Mais sa couronneA ses pieds est tombée,Et la "grille du couvent"est restée entr'ouverte... Oh! pourquoi ce soirSuis-je dans ce petit jardin?Qui respire l'odeur de l'air?Qui sent le vent dans mes cheveux...?Quelques traces de craie dans le ciel,Anthologie poétique francophone du XXe siècle
07:20 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Littérature suisse, Quelques traces de craie dans le ciel - Anth | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie |
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07/08/2012
La citation du jour
Jean-Michel Maulpoix

Ecrire est averse de neige. Quand le silence du ciel qui ne tient plus tombe sur la campagne et la mer en essaim d'abeilles froides. Ainsi arrive-t-il en pleine nuit que le ciel tout à coup inverse sa noirceur. Une floraison de blancheur dans l'obscur, telle serait la page qui se couvre de signes. Car ce n'est pas l'encre qui noircit le papier, mais plutôt ce blanc-là qui remonte et trouve une issue, faufilé dans les interstices entre les signes sombres.
Jean-Michel Maulpoix, Chutes de pluie fine (Mercure de France, 2002)
image: Brigitte Pellerin, Champ de neige (2002)
http://www.pellerin.eu/2.html
22:52 Écrit par Claude Amstutz dans Jean-Michel Maulpoix, La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; essai; livres |
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Francesco Savio
Bloc-Notes, 7 août / Les Saules

Cherchez-vous une lecture agréable à emporter dans vos bagages? En voici une que je vous recommande avec enthousiasme, alternant légèreté et gravité: Mon père était très beau, écrit par Francesco Savio, auteur italien né à Brescia en 1974, libraire et lecteur aux éditions Feltrinelli, passionné de sport. Le cyclisme et le football tout particulièrement.
Il signe avec Mon père était très beau son premier récit. C'est l'histoire de Nicola, un garçon de neuf ans qui a perdu son père Guerrino, n'est pas très bon élève en classe, mais en revanche doué pour le sport qu'il pratique avec son copain Andrea; aussi pour épater Aurora, la plus jolie fille de l'école, aux yeux bleus aussi profonds que l'océan.
Avec la mort de son père, il lui semble tout perdre, et pour commencer ses rêves: ne pas devenir matelassier comme ses parents Guerrino et Leonilde, mais un grand footballeur, à l'image de son idole Michel Platini. Ce maillot-là, un jour, ce serait le mien. Après quelques années passées dans l'équipe de ma ville, j'irais jouer à la Juventus. Certains supporters auraient du mal à digérer mon transfert chez les Bianconeri de Turin mais ensuite, l'idée qu'on ne pouvait refuser la Juventus l'emporterait, en particulier chez ceux qui comme moi avaient eu pour idole dans leur enfance Michel Platini.
Les souvenirs de cette famille unie et sans histoires s'entrechoquent dans sa mémoire: il revoit son père - qui lui fait penser à Fausto Coppi - avec sa bicyclette rouge posée contre un mur, dégustant des marrons chauds tirés de son cornet, ou assis sur le canapé du salon, grillant quelques cigarettes en regardant le Giro; Leonilde l'accompagnant dans une Fiat 127 gris métallisé au centre sportif de la Pendolina; le ballon de foot à l'intérieur de l'appartement que Nicola envoie voltiger au milieu des flacons de parfum de sa soeur Camilla; la tragédie du Heysel où trente-neuf personnes ont perdu la vie; le visage de sa mère enfin, avec, au fond de ses yeux - depuis la mort de Guerrino - des nuages prêts à pleuvoir. Et ce temps trop court qu'il n'a pas eu le temps de partager avec son père.
Ce qui rend ce livre particulièrement touchant, tient à ce qu'il se raconte sous le plume d'un enfant qui nous partage son quotidien dans les années 80, à la fois manque du père, mais de même plaisir de la vie, souvenir heureux et protection affectueuse sous les traits de Leonilde et des contours de sa ville. Une histoire simple comme je les aime:
Je voudrais emporter avec moi plus de choses que ce dont j'arrive à me souvenir. Une foule d'images me reviennent maintenant en mémoire, mais je suis trop pressé et j'en oublie. J'aimerais remplir une boîte avec tous les souvenirs que j'ai. Mais j'aurais alors besoin de plusieurs boîtes et puis d'autres encore où mettre chaque événement que je n'aurai jamais le temps de revivre. Les boîtes seraient si nombreuses qu'à la fin, j'aurais besoin de plus en plus de pièces puis de maisons pour les contenir. Toutes ces boîtes, je les scellerais ensuite avec une cire à cacheter qui pourrait se décoller quand tu seras grand, de sorte que chaque jour où je te manquerai, tu pourrais projeter ma vie dans ta chambre, avec un mur pour écran et photogramme, chacun de mes souvenirs.
Francesco Savio - grand amoureux de la littérature - aux dires de son éditeur, regarde tous les dimanches un match de foot au stade ou à la télévision, ce qui n'étonnera personne. L'an dernier, avec Antonio Gurrado, il a publié Anticipi, posticipi, consacré... au football!
Francesco Savio, Mon père était très beau (Le Dilettante, 2012)
image: Michel Platini (oldschoolpanini.com)
00:22 Écrit par Claude Amstutz dans Bloc-Notes, Littérature étrangère, Littérature italienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres |
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06/08/2012
William Faulkner
William Faulkner, Tandis que j'agonise (Coll. Folio/Gallimard, 2002)
Ce roman novateur se déroule dans le Mississippi et raconte le décès d'Addie Bundren, puis le transport de son corps par sa famille vers sa ville d'origine, Jefferson. Addie a fait promettre à son mari, Anse Bundren, de l'enterrer parmi les siens dans le but de lui imposer ce pénible voyage. Anse s'est depuis longtemps construit un personnage de malade ou d'invalide qui lui permet de se décharger de ses responsabilités. En dehors de la parole donnée à sa femme, il ne semble préoccupé que par l'achat d'un dentier... Dans un pays dur aux hommes de la terre, la mort de Addie Bundren, par la voix de tous les protagonistes est un modèle de construction littéraire intégrant les thèmes chers à son auteur : Les réalités sociales, les angoisses de l’individu face à la vie et la mort. L'humour noir n'est pas exempt de cette histoire et n'en accentue que davantage la férocité et la détresse des hommes.
publié dans le supplément La bibliothèque idéale des vaudois / 24 Heures
07:24 Écrit par Claude Amstutz dans La bibliothèque idéale des vaudois, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature: roman; livres |
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