17.04.2012
Thomas Sanchez
Thomas Sanchez, King Bongo (Coll. Série Noire/Gallimard, 2005)
Cuba, 1957. L'île, tenue par les américains, exhibe scandaleusement ses hôtels de luxe et ses boîtes de nuit. La police politique traque la rébellion menée par Castro. Des bombes explosent. La fête est partout. Des gens disparaissent. N'importe qui peut être un autre et des mendiants dirigent la ville tandis que de faux puissants ne sont que des façades. Cuba reste un mystère. King Bongo, qui croyait tout connaître de son île, la redécouvre brutalement. Sa soeur aussi noire de peau qu'il est blanc, a disparu lors d'un attentat d'une violence rare. Tout le monde la cherche. Personne ne semble avoir la moindre idée et cela sent le vaudou. Elle qui dansait à rendre fous les hommes s'est évanouie dans les odeurs de poudre et les tables brisées. King Bongo le sait, elle est tout près de lui. Il a grandi avec elle. Elle est sa soeur. Il ne la lâchera pas...
On se croirait dans une fête qui n’en finit pas, avec ses casinos, ses danseuses – dont la Panthère , qui joue un rôle clé dans l’histoire – et ses voitures de luxe. Mais aussi avec ses complots politiques, ses relents de corruption et ses bains de sang… Une atmosphère troublante, servie par une intrigue envoûtante à souhait !
Disponible également en coll. Folio Policier (Gallimard, 2007)
Par l'auteur deLe jour des abeilles(coll. Folio/Gallimard, 2002), son chef d'oeuvre.
06:43 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature policière, Littérature sud-américaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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31.03.2012
Rosa Montero
Rosa Montero, Instructions pour sauver le monde (Métailié, 2010)
Un rythme endiablé secoue ce livre magnifique qui nous dit l'absurdité, la beauté et la douleur d'une grande ville, la nuit, avec des personnages aux prises avec la solitude, le désespoir, l'indifférence. Autour de Marias - le chauffeur de taxi qui ne se console pas du décès de son épouse - et de Daniel - le médecin conformiste qui s'invente une vie héroïque sur internet avec Second Life - se greffent peu à peu d'autres silhouettes qui vont, dans une atmosphère oppressante et violente qui monte inexorablement au fil du récit, les confronter à eux-mêmes: Que ce soit Cerveau, l'ancienne scientifique alcoolique, Fatma la prostituée, son protecteur Draco et ses redoutables gardes du corps, ou la belle Luzbella serveuse de l'Oasis, sans oublier le mystérieux Rachid. Non dépourvu d'un sens de l'humour qui sauve des mauvais coups de la vie, ce roman dresse un tableau rageur de la médiocrité et de l'intolérance. Un émouvant soleil noir où l'humanité de chacun reflète pourtant, bien mieux que le large spectre des idéologies, un pied de nez possible au destin.
Les éditions Métailié ont déjà publié, du même auteur, Le territoire des barbares (2002), La folle du logis (2004), La fille du cannibale (2006) et Le roi transparent (2008). Son dernier roman, Belle et sombre (2011) a également fait l'objet d'un article dans ces colonnes.
publié dans Le Passe Muraille no 81 - mars 2010
07:21 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Le Passe Muraille, Littérature espagnole, Littérature étrangère, Rosa Montero | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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29.12.2011
Brian Freeman
Brian Freeman, Jamais je ne reviendrai (Presses de la Cité, 2007)
Rachel a dix-sept ans et la beauté du diable. Aussi sa disparition suscite-t-elle bien des questions à Duluth, petite ville paisible du Minnesota. Fugue ? Enlèvement ? Meurtre ? Tout est possible avec cette adolescente sulfureuse. Pour l'inspecteur Jonathan Stride, cette enquête a le goût amer du déjà-vu. Un an plus tôt, il n'a pas réussi à retrouver Kerry, une autre jeune fille disparue sans laisser de traces... Mais les deux affaires sont-elles liées ? Aidé par Maggie, femme flic au caractère bien trempé, Stride devra fouiller la vie tumultueuse de Rachel. Et ce qu'il découvrira fera voler en éclats toutes ses certitudes...
Le héros de ce roman, l’inspecteur Jonathan Stride, hanté par le souvenir de sa première épouse décédée d’un cancer, enquête sur la disparition de cette jeune lycéenne (la seconde en peu de temps qui le conduira des forêts enneigées du Minnesota aux boîtes de nuit de Las Vegas. Jamais à court de rebondissements, diabolique et déroutant, ce polar palpitant rappelle l'atmosphère propre à Michael Connelly.
Auteur de Las Vegas Baby, Brian Freeman avec Jamais je ne reviendrai - également disponible en coll. Pocket (2008) - a été traduit en seize langues. et vendu dans quarante-six pays.
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06.12.2011
Ian McEwan
Ian McEwan, Sur la plage de Chesil (Gallimard, 2008)
06:59 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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19.11.2011
Jules Grasset
Jules Grasset, Minuit à Sain-Germain (Héloïse d'Ormesson, 2008)
Démodé, le roman policier à la Simenon? Pas vraiment ! Pour preuve ce petit bijou de Jules Grasset, avec une intrigue (jeune femme légère assassinée dans un palace, un mystérieux carnet de notes et des collections fétichistes !) captivante dès les premières lignes et qui tient en haleine jusqu’au bout. Les personnages sont crédibles, originaux, et on retrouve avec plaisir le très sympathique et sagace commissaire Mercier, déjà présent dans le titre précédent de cet auteur, Les violons du diable qui a obtenu le Prix du Quai des Orfèvres 2004 – une distinction rare pour un auteur qui est d’abord… médecin !
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18.11.2011
Noëlle Revaz
Noëlle Revaz, Rapport aux bêtes (Gallimard, 2002)
C'est Paul qui parle, un paysan fruste et violent qui ne chérit que ses bêtes. À ses côtés sa femme, détestée et muette, souffre d'un mal qu'il refuse d'admettre. Lorsque l'ouvrier Georges, le temps d'une saison, s'installe chez eux à la ferme, le regard de Paul insensiblement se transforme. Si vous ne l’avez déjà fait, lisez vite ce roman, par son écriture et son atmosphère proche de Louis-Ferdinand Céline : bien au-delà de nos frontières, il est un indiscutable chef-d’œuvre de la littérature suisse.
Disponible également en coll. Folio (Gallimard, 2009)
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01.11.2011
Daniel Maggetti
Daniel Maggetti, Les créatures du bon Dieu (Editions de l'Aire, 2007)
A l’ombre des montagnes, un village niché au cœur d’une vallée tessinoise est le théâtre de la rencontre d’un homme d’Eglise et d’une aristocrate alémanique, puis de leur vie en commun, mouvementée et insolite. Témoin complice de leur relation, le narrateur est amené à considérer d’un autre œil l’amour, le savoir, la foi ; don Rodrigo et Marie-Louise l’initient à la tolérance, et peut-être, malgré eux, à la compassion. Empreint de dérision et d’empathie, Les Créatures du Bon Dieu brosse le portrait de deux personnages attachants et hauts en couleur ; mais c’est aussi un roman de formation et la chronique, haletante et pathétique, d’un monde en train de disparaître.
Attachants, drôles et d’une subversion communicative, les deux personnages principaux de ce récit, nous entraînent dans leur dépoussiérage des coutumes ou traditions avec jubilation et mélancolie. L’évocation de leur tardif amour des bêtes à lui seul vaut le détour... Sans oublier les descriptions du Tessin, magnifiques!
également disponible en coll. de poche (coll. L'Aire Bleue/L'Aire, 2011)
09:04 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature francophone, Littérature suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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23.10.2011
Donna Leon
Donna Leon, Requiem pour une cité de verre (Calmann-Lévy, 2009)
Certains attendent fébrilement, chaque année, le Tour de France ou la Coupe d’Europe des Champions ; d’autres, au même rythme saisonnier, ne résistent pas au dernier roman policier d’Elizabeth George ou de Donna Leon ! Et comme ils ont raison… Dans cette nouvelle enquête du commissaire Brunetti, vous découvrirez le monde des verriers de Murano avec, en toile de fond, un scandale écologique. Entre l’impuissance de la police et les rouages complexes de la politique, les romans de Donna Leon s’achèvent souvent dans l’amertume – comme dans la réalité ? – mais il n’en est rien cette fois-ci : le coupable sera bel et bien appréhendé, pour le bonheur de son héros toujours aussi attachant.
Disponible également en collection Points (Seuil, 2010)
01:28 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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18.10.2011
Truman Capote
Truman Capote, La traversée de l'été (Grasset, 2006)
Inédit en français – voir l’intéressante préface de Charles Dantzig – ce court roman de jeunesse, par l’auteur du célèbre De sang froid et de Déjeuner chez Tiffany a, dans sa langue originale, suscité bien des réserves. Fallait-il exhumer ce manuscrit de ses cendres ? La réponse est oui, car malgré quelques maladresses, l’immense talent de Truman Capote transpire déjà dans ce récit. L’histoire est celle de Grady, une débutante issue de la 5e Avenue, rebelle à son milieu et secrètement éprise de Clyde, un employé de parking, sous le regard de Peter, un ami de toujours. Crépusculaire, ce texte en quelques coups de pinceau, évoque les émotions croisées, rarement à l’unisson, dans leur surabondance, impossibles à exprimer, à canaliser, à surmonter, révélant tour à tour à chacun de ces adolescents – peu préparés à cette réalité – la complexité des relations amoureuses ou familiales. Le sujet peut sembler banal, mais la vision des êtres l’est moins et l’écriture, pas du tout.
Egalement disponible en coll. Livre de poche (LGF, 2008)
00:14 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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15.10.2011
Patricia MacDonald
Patricia MacDonald, Rapt de nuit (Albin Michel,2008)
Certains auteurs ont le don de jouer avec nos nerfs, y mettant un malin plaisir et beaucoup d’habileté, jusqu’au dénouement. C’est le cas le Patricia MacDonald. Dans ce roman, nous suivons Tess, témoin de l’enlèvement de sa sœur, que l’on retrouvera violée et assassinée. Sur la foi de son témoignage, un coupable est arrêté, puis exécuté. Seulement voilà : vingt ans plus tard, il s’avère que l’ADN n’appartient pas au meurtrier. L’enquête – au point mort – reprend, et Tess va s’acharner à retrouver le véritable tueur… Suspense garanti !
Egalement disponible en coll. Livre de poche (LGF, 2009)
07:20 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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15.09.2011
Brigitte Giraud
Brigitte Giraud, Une année étrangère (Stock, 2009)
Elle est touchante, l’histoire de Laura, qui laisse derrière elle une famille à la dérive, submergée par la culpabilité et les non-dits, à la suite de l’accident mortel de son petit frère. Jeune fille au pair en Allemagne, elle est confrontée à une autre langue, découvre un nouveau pays et s’efforce de s’intégrer à un milieu différent du sien, plus harmonieux en apparence, car il dissimule aussi ses blessures, ses secrets, ses fissures. Le portrait émouvant d’une adolescente qui se voit grandir et dans cette métamorphose gagne peut-être sa libération.
également disponible en format de poche (Coll. J'ai Lu, 2011)
06:34 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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13.09.2011
Wendy Guerra
Wendy Guerra, Mère Cuba (Stock, 2009)
Hommage au courage des femmes trop longtemps vouées au silence, ce roman qui oscille entre fiction et documentaire, évoque surtout Cuba et s’étend sur trois générations. Il se lit avec un plaisir contagieux et malgré son cortège de désillusions, de critiques, de révoltes, laisse s’exprimer, parfois avec légèreté et humour, la passion viscérale de l’auteur pour un pays qu’elle n’a jamais voulu quitter et dont elle dit, dans une interview, qu’elle est une terre entourée d'eau et de beaucoup de silence … Un récit intense, chaleureux et grave dont le personnage central, Nadia, incarne l’espérance de sa génération ainsi que toute la complexité de l’âme cubaine. Une belle réussite littéraire!
Egalement disponible en format de poche (Livre de poche/LGF, 2011)
01:12 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature sud-américaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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06.09.2011
Loriano Macchiavelli
Loriano Macchiavelli, Bologne ville à vendre (Métailié, 2006)
En Italie, il y des commissaires plus célèbres que d’autres : En Sicile, vous trouvez Montalbano, héros des romans de Andrea Camilleri; à Venise, vous marchez sur les traces de Brunetti, mis en scène par Donna Leon; à Bologne, enfin, Sarti Antonio est incontournable mais peu connu, découvert par le grand public voici quelques années avec Les souterrains de Bologne de Loriano Macchiavelli - chez Métailié également - et qui connut un vif succès. De ces trois policiers, ce dernier est peut-être le plus atypique, le plus complexe, le plus attachant, avec ses intuitions, son humour désabusé, sa parfaite connaissance -et méfiance - des rouages de la politique, des finances et du pouvoir. Et l’amour de sa ville, malgré tout. L’intrigue de ce roman est envoûtante, plus vraie que nature pour tous les amoureux de cette Italie ambiguë où vérité et mensonge se confondent parfois à s’y méprendre… Un polar inventif et original!
23:15 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Andrea Camilleri, Littérature étrangère, Littérature italienne, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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05.09.2011
Clémence Boulouque
Clémence Boulouque, Chasse à courre (Coll. Folio/Gallimard, 2007)
Si vous ne connaissez pas cet auteur – La mort d’un silence en coll. Folio/Gallimard ou son dernier et indiscutable chef d’oeuvre Nuit ouverte paru chez Flammarion – lisez ce roman qui vous entraîne, avec Frédéric Marquez, dans les rouages d’un monde très fermé, celui des chasseurs de tête, des traders, des décideurs. Sans outrance ni flèches inutiles, elle nous dévoile quelques mois d’une ascension fulgurante, audacieuse et glacée, où quelques fissures teintent les réussites les plus marquantes d’un (dés) espoir passager…
10:45 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Clémence Boulouque, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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05.08.2011
Camille de Peretti
Camille de Peretti, Nous vieillirons ensemble (Stock, 2008)
Un bien joli coup de maître pour cette admiratrice de La vie, mode d’emploi de Georges Perec. Elle choisit de nous raconter un dimanche ordinaire de la pension Les Bégonias - une maison de retraite - microcosme des destinées d’un jour. Ses personnages sont attachants et nous ne pouvons les oublier ou nous en défaire, à la manière d’une sonate de Schubert…
Egalement disponible en coll. Livre de poche (LGF, 2009)
07:33 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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23.07.2011
Antonio Skarmeta
Antonio Skarmeta, Le ballet de la victoire (Grasset, 2006)
Angel, un voleur occasionnel et romantique, et le légendaire Vergara, un artiste des coffres-forts, viennent d'être libérés de prison à l'occasion d'une amnistie décrétée par le Président du Chili. Le jeune Angel, en possession d'un plan génial, persuade le vieux truand de se joindre à lui pour vider les caisses d'un ancien chef de la police de Pinochet. Tous deux veulent protéger Victoria, une lycéenne qu'ils ont rencontrée. Fragile et inquiète depuis que son père a été assassiné pendant la dictature, elle rêve de devenir danseuse étoile... Destins croisés d'un célèbre vétéran de la cambriole, d'un voleur qui a soif de vengeance et d'une future ballerine dans le Chili d'après Pinochet, ce magnifique roman est tour à tour poignant, drôle, violent. Une critique sociale, certes, mais surtout une très belle histoire d'amour et d'amitié.
Egalement disponible en coll. Livre de Poche (LGF,2008)
00:01 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature sud-américaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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22.07.2011
Loriano Macchiavelli
Loriano Macchiavelli, Derrière le paravent (Métailié, 2008)
L'été 1978 est torride à Bologne. Sarti Antonio est chargé de surveiller une exposition de numismatique dans un musée de la ville, il a fait garder les issues en oubliant qu'un vieil aqueduc arrive dans la cour du bâtiment : les trois plus belles pièces sont volées. Sanctionné, le policier est affecté aux rondes de nuit dans le quartier du Pilastro, celui des immigrés récents, tous venus du Sud du pays, de la petite délinquance et de l'impuissance de la loi. Pour lui, l'enfer. Là, il croise le chemin du petit Claudio, futé, vif, élevé par une mère qui plaît beaucoup à notre enquêteur. Peu après, le cadavre de Claudio est découvert une balle dans la tête, sous le seul lampadaire de la rue qui fonctionne. Révolté, Sarti Antonio va s'obstiner à trouver la vérité sous toutes les apparences et, avec son ami le philosophe Rosas, fouiller derrière le paravent des bonnes consciences. Dans un style inimitable, Loriano Macchiavelli suit son personnage, le tarabuste, le malmène, le plaint, l'aime parce qu'il est imparfait et boit autant de café que lui. Et nous, nous l'accompagnons...
Vous n'avez jamais lu Loriano Macchiavelli ? Encore méconnu en traduction française, découvrez-le sans tarder : l’auteur de Bologne ville à vendre et de Les souterrains de Bologne est sans doute le meilleur auteur de romans policiers italiens avec Andrea Camilleri, ce qui n’est pas un compliment exagéré ! Entre les coups bas des pouvoirs en place, une intrigue tortueuse à souhait et un humour désabusé, l’inspecteur Sarti Antonio deviendra vite, pour votre plaisir, un ami privilégié.
00:48 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Andrea Camilleri, Littérature étrangère, Littérature italienne, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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12.07.2011
Philippe Fusaro
Philippe Fusaro, Palermo solo (La Fosse aux Ours, 2007)
L’Italie se retrouve enfin un grand écrivain … français, libraire et fils d’immigrés ! Il nous conte, dans ce court récit plein de nostalgie, de violence, de poésie aussi, l’histoire du Baron qui a dû quitter sa ville natale de Castelvetrano, parce que la mafia l’a condamné à payer sa dette de sang, au Grand Hôtel de Palerme, à deux pas du port et qu’il ne peut fuir depuis près d’un demi-siècle, sous peine de mort. A 92 ans, au cœur d’une terrible solitude consentie – il est un homme d’honneur – ses souvenirs de jeune homme remontent à la surface, fugaces, silencieux et apaisants. A découvrir.
06:46 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature italienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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24.06.2011
Lionel Shriver
Lionel Shriver, Il faut qu'on parle de Kevin (Belfond, 2006)
Inspiré par la tuerie de Columbine – un adolescent de seize ans tue sept de ses camarades de collège, un employé de la cafétéria et un professeur – ce roman intense et sans concessions, bien plus que par son ancrage dans l’actualité de l’Amérique, vaut par son angle de vision sur l’histoire de Kevin, à travers les lettres que sa mère adresse à son ex-mari. Comment peut-on devenir un monstre ou pire, l’être ? Quelle influence exerce notre propre histoire sur nos enfants ? Quelle est notre part de responsabilité dans les relations affectives ou éducatives que nous leur inspirons ? Radiographie en quelque sorte de la société, avec son cortège de compétition et de course effrénée à un épanouissement hors du commun, ce récit est aussi – et surtout – une interrogation sur la maternité, les non-dits et la crise des générations. Une œuvre magistrale, lucide, d’une beauté ténébreuse.
Egalement disponible en coll. J'ai Lu (J'ai Lu, 2008)
06:27 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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26.05.2011
Donna Leon
Donna Leon, Dissimulation de preuves (Coll. Points/Seuil, 2008)
On peut être à la fois vieille, égoïste, portant la haine des autres sur soi comme tant d’autres, et franchement mériter d’être assassinée… Mais dans la Sérénissime République, pragmatique et cupide, les apparences sont parfois trompeuses, et il faudra un commissaire Brunetti en grande forme – plus déterminé que jamais - pour dénouer cette affaire typiquement vénitienne. L'une des enquêtes les plus réussies de Donna Leon.
05:34 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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03.05.2011
André Pieyre de Mandiargues
André Pieyre de Mandiargues, Le lis de mer (Coll. Folio/Gallimard, 1972)
Quand la jeune fille fut entrée dans le bois, l'inconnu vint la saisir. Vanina écoutait avec curiosité cette petite phrase qui bourdonnait dans sa tête sans qu'on eût rien fait pour l'appeler, née dans l'état de vide mental qui avait été le sien pendant qu'elle marchait sous le soleil et qui avait fait place à une agitation d'esprit un peu fébrile depuis qu'elle se trouvait sous le couvert des branches. L'inconnu vint la saisir - oui ; et n'était-ce pour cela, justement, qu'elle s'était échappée de sa chambre?
Une des plus belles plumes de la littérature française contemporaine livre ici un court récit qui mérite de figurer parmi les plus beaux romans érotiques de tous les temps. Pourtant, nul voyeurisme dans le propos. Toute la quête du désir est suggérée par l’atmosphère, les lieux, le temps qui change, le feu intérieur qui couve. Si inoubliable qu’il ne figure généralement pas dans une bibliothèque rose mais aux côtés des plus grands noms du XXe siècle. À lire au plus vite !
05:47 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans André Pieyre de Mandiargues, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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15.04.2011
Nick Hornby
Nick Hornby, Vous descendez (Plon, 2005)
La veille du nouvel an, à Londres, quatre individus se retrouvent, par coïncidence, sur le toit d'un immeuble de quatorze étages, tous avec la ferme intention de sauter pour mettre un terme à une vie devenue intolérable. L’histoire de ces quatre ratés qui veulent en finir avec la vie se lit avec infiniment de plaisir, car malgré les échecs et désespoirs à l’anglaise de ses personnages, l’auteur deHaute fidélitésait communiquer aux lecteurs sa sympathie et sa complicité pour Martin, Jess, JJ et Maureen. Même la fin du roman évite les pièges d’un happy end trop évident. La conclusion – sans être désespérée – porte décidément la marque d’un humour tout à fait britannique ! Une réussite.
Egalement disponible en coll. 10/18 (UGE, 2006)
06:36 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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11.04.2011
Karin Tuil
Karin Tuil, Douce France (Grasset, 2007)
Par un concours de circonstances, une jeune femme prend l’identité d’une immigrée clandestine. Un voyage « de l’intérieur » dépourvu de clichés ou de banalités, ainsi qu’une réflexion émouvante sur les siens, leurs racines, leur terre. Le contexte – Paris – n’a aucune importance et l’ailleurs évoqué pourrait tout aussi bien être ici.
également en coll. Livre de poche (LGF, 2008)
06:44 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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28.03.2011
Patricia MacDonald
Patricia Mac Donald, J'ai épousé un inconnu (Albin Michel, 2006)
Victime de plusieurs tentatives de crime – alors qu’elle attend un bébé - Emma, en proie au doute, ne sait plus vers qui se tourner. Qui peut donc lui en vouloir au point de vouloir la tuer ? David, son mari, mystérieux, aimant, mais dissimulateur ? Burke, un ami de jeunesse dont l’épouse s’est suicidée ? Le père d’une anorexique, aujourd’hui décédée, dont elle assurait l’accompagnement ? Ou encore un patient du Centre qui n’apprécierait pas son récent mariage ? Patricia MacDonald joue habilement avec nos nerfs de la première page à la dernière et, comme dans tous les bons romans policiers, nous ouvre à une vérité insoupçonnable. Un suspense terrifiant.
Egalement disponible en coll. Livre de poche (LGF, 2008)
06:02 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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11.03.2011
Colleen Curran
Colleen Curran, Bad girls (Editions de l'Olivier, 2007)
Sœur St Joe était la religieuse la plus cool du Sacred Heart Holy Angels. Elle roulait vitres baissées, son voile noir balayé par le vent, Fleetwood Mac à plein tube dans la stéréo. Le Sacred Heart Holy Angels est le dernier lycée de filles du Wisconsin. Thisbe, Astrid et Juli y forment un fameux trio. Innocentes, futiles, touchantes, ces trois anges en jupe écossaise et chemisier blanc attendent la fin des cours pour revêtir un uniforme moins sage. Leur devise ? Sex, drugs and rock'n roll, bien sûr. Bad Girls raconte l'histoire de ces jeunes filles d'une Amérique dite profonde, au milieu des années 80. Une Amérique qui ne reconnaît plus ses enfants, et ne rend que plus visible l'absurdité des adultes.
Dans cet étonnant premier roman, Colleen Curran nous raconte La fureur de vivre, trente ans plus tard. La soif de changer ou de brûler le monde, les rites de passage de ce trio insoumis – Thisbe, Astrid et Juli - tout cela n’a pas changé, pas davantage que l’incompréhension entre les générations. A rapprocher du Pays des ténèbres de Stewart O’Nan, paru chez le même éditeur. Un début prometteur!
23:13 Écrit par Claude Amstutz, libraire dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature: roman; livres |
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