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26/05/2015

La citation du jour

Denis Diderot

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Le beau opposé à joli, est grand et noble: on l'admire. Le joli est fin, délicat: il plaît.

Denis Diderot, Sur l'origine et la nature du beau - Oeuvres (Bibliothèque de la Pléiade/Gallimard, 1946)

image: Portrait d'une jeune femme élégante Belle Epoque - XIXe siècle (proantic.com)

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22/05/2015

La citation du jour

Jean-Michel Maulpoix

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Le poète est l'ombre portée d'un grain de sable dans le désert.

Jean-Michel Maulpoix, Domaine public (Mercure de France, 1998)

image: Le désert de Simpson, Australie (dinosoria.com)

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17/05/2015

La citation du jour

Eschyle

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Amis, quiconque a fait l'expérience du malheur sait que, lorsqu'une vague de maux s'est abattue sur eux, les hommes s'effrayent de tout, tandis que si le destin les favorise, ils se persuadent que le vent de la prospérité ne cessera jamais de souffler pour eux.

Eschyle, Les Perses - Théâtre complet (coll. GF/Flammarion, 2000) 

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15/05/2015

La citation du jour

André Gide

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Le bien écrire que j'admire, c'est celui qui, sans trop se faire remarquer, arrête et retient le lecteur et contraint sa pensée à n'avancer qu'avec lenteur. Je veux que son attention enfonce à chaque pas dans un sol riche et profondément ameubli. Mais ce que cherche, à l'ordinaire, le lecteur, c'est une sorte de tapis roulant qui l'entraîne.

André Gide, Journal / Une anthologie 1889-1949 (coll. Folio/Gallimard, 2012) 

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11/05/2015

La citation du jour

Victor Hugo

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J'aime les bouches sans venin, les cœurs sans stratagème.

Victor Hugo, Oeuvres complètes/Poésie vol. 3 (coll. Bouquins/Laffont, 2002)

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07/05/2015

La citation du jour

Marcel Schwob 

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Les moments sont semblables à des bâtons mi-partis blancs et noirs; n’arrange point ta vie au moyen de dessins faits avec les moitiés blanches. Car tu trouveras ensuite les dessins faits avec les moitiés noires; que chaque noirceur soit traversée par l’attente de la blancheur future. Ne dis pas: je vis maintenant, je mourrai demain. Ne divise pas la réalité entre la vie et la mort. Dis: maintenant je vis et je meurs. Épuise à chaque moment la totalité positive et négative des choses. La rose d’automne dure une saison; chaque matin elle s’ouvre; tous les soirs elle se ferme. Sois semblable aux roses: offre tes feuilles à l’arrachement de voluptés, aux piétinements des douleurs.

Marcel Schwob, Le livre de Monelle (Allia, 2005)

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01/05/2015

La citation du jour

 

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Friedrich Nietzsche

Ce qu'on fait par amour s'accomplit toujours par-delà le bien et le mal.

Par-delà le bien et le mal (Coll. Folio Essais/Gallimard, 2007)

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28/04/2015

La citation du jour

Blaise Pascal

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Ce n’est que l’examen d’un livre qui peut faire savoir que des paroles y sont. Les choses de fait ne se prouvent que par les sens. Si ce que vous soutenez est véritable, montrez−le; sinon ne sollicitez personne pour le faire croire; ce serait inutilement. Toutes les puissances du monde ne peuvent par autorité persuader un point de fait, non plus que le changer; car il n’y a rien qui puisse faire que ce qui est ne soit pas.

Blaise Pascal, Les Provinciales (coll. Folio/Gallimard, 1987)

image: Blaise Pascal (agon.paris-sorbonne.fr)

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24/04/2015

La citation du jour

Yves Bonnefoy

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Et je vous disais bien, mes quelques compagnons, je vous disais bien, n'est-ce pas, que le jour se lève? Allons, avançons encore, ramassons tous nos voeux, tous nos souvenirs, vous ces cris, ces appels, ces hurlements, ces sanglots, et moi avec tous ces rires, ces grands rires si loin de toutes parts sous un ciel si bas que nous le touchons de nos mains tendues! Il est évident que le jour se lève, mes amis, évident qu'il déferle sur nous, recolore tout, emporte et disperse tout.

Yves Bonnefoy,  L'heure présente (Mercure de France, 2011)

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20/04/2015

La citation du jour

Stéphane Audeguy

citations; livres

Décidément, je n'en finirai pas de mourir. J'apprends à mes dépens que l'agonie d'une ville rappelle de bien près celle des héros d'un opéra lyrique, qui se lamentent sans fin sur une scène vide, en se tordant les mains. Je ressemble à mes statues: en vieillissant, c'est mon sexe que j'ai d'abord perdu, puis mes mains, puis mes bras. Je sens monter en moi les brouillards froids de la démence. C'est ma tête maintenant qui vascille, comme celle d'une poupée de son dans les mains d'un enfant capricieux. Elle s'en ira rouler dans la poussière dont elle aurait bien pu ne sortir jamais. Elle se brisera sur un roc, peut-être. Plus probablement s'effritera lentement, au gré des saisons changeantes comme les hommes. A quoi pensez-vous donc, belles statues de ma mémoire, torses couchés dans l'herbe, gagnés par les lichens, lentement digérés par la terre impavide? Et quand, arrachées à votre sommeil de pierre par quelque prince éclairé, quelque érudit fébrile, un caprice vous expose sur un socle à la curiosité des hommes, ainsi qu'à leur ennui? Allongé face au ciel, harassé, innocent, j'attends la fin des siècles, caressé par le vent sous un monde infini de nuages, je rêve que le Tibre m'emporte vers la mer qui sait tout oublier, jusqu'aux frontières du monde.

Stéphane Audeguy, Rom@ (Gallimard, 2011)

image: La Bocca della Verita, Rome

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