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03/02/2013

Julio Cortazar

9782070291342.gifJulio Cortazar, Marelle (Coll. Imaginaire/Gallimard, 1979)

 

Marelle est une sorte de capitale, un de ces livres du XXe siècle auquel on retourne plus étonné encore que d'y être allé, comme à Venise. Ses personnages entre ciel et terre, exposés aux résonances des marées, ne labourent ni ne sèment ni ne vendangent : ils voyagent pour découvrir les extrémités du monde et ce monde étant notre vie c'est autour de nous qu'ils naviguent... (Florence Delay)


L’originalité de ce roman tient à sa construction littéraire. Il peut être lu de la première à la dernière page, ou alors selon un ordre suggéré par l’auteur à la page 7: Une spirale sans fin... Méditation sur le temps, la vie, l’amour et le Paris des années 50, ce roman hantera longtemps votre mémoire, de même que son personnage central, Sybille, sublime!

08:12 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère, Littérature sud-américaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

02/02/2013

Musica présente - 50 Cecilia Bartoli

Cecilia Bartoli

cantatrice mezzo-soprano italienne, née en 1966

*

(Sacrificium: Oeuvres de Nicola Porpora, Francesco Araia, Riccardo Broschi et Georg Friedrich Haendel - Il Giardino Armonico, Giovanni Antonini)


06:51 Écrit par Claude Amstutz dans Georg Friedrich Haendel, Musica présente, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : musique classique | |  Imprimer |  Facebook | | |

01/02/2013

Lire les classiques - François-René de Chateaubriand

François-René de Chateaubriand

Maison-Chateaubriand.jpg

Le temps m'appelle: il faut finir ces vers. 
A ce penser défaillit mon courage. 
Je vous salue, ô vallons que je perds! 
Ecoutez-moi: c'est mon dernier hommage. 
Loin, loin d'ici, sur la terre égaré, 
Je vais traîner une importune vie; 
Mais quelque part que j'habite ignoré, 
Ne craignez point qu'un ami vous oublie. 
Oui, j'aimerai ce rivage enchanteur, 
Ces monts déserts qui remplissaient mon coeur 
Et de silence et de mélancolie; 
Surtout ces bois chers à ma rêverie, 
Où je voyais, de buisson en buisson, 
Voler sans bruit un couple solitaire, 
Dont j'entendais, sous l'orme héréditaire,
Seul, attendri, la dernière chanson. 
Simples oiseaux, retiendrez-vous la mienne? 
Parmi ces bois, ah! qu'il vous en souvienne. 
En te quittant je chante tes attraits, 
Bord adoré! De ton maître fidèle 
Si les talents égalaient les regrets, 
Ces derniers vers n'auraient point de modèle. 
Mais aux pinceaux de la nature épris, 
La gloire échappe et n'en est point le prix.
Ma muse est simple, et rougissante et nue; 
Je dois mourir ainsi que l'humble fleur 
Qui passe à l'ombre, et seulement connue 
De ces ruisseaux qui faisaient son bonheur.

François-René de Chateaubriand, Tableaux de la nature, dans: Pierre Dauzier et Paul Lombard, Poètes délaissés - Anthologie (coll. La petite Vermillon/Table Ronde, 1999)

image: La maison de Chateaubriand, par Serge Mouraret / Châtenay-Malabry, France (jne-asso.org)

06:42 Écrit par Claude Amstutz dans Lire les classiques, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; anthologie; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

31/01/2013

La citation du jour

Clémence Boulouque 

Clémence Boulouque.jpg

Chacun de mes livres est un fil de mots sur des feuillets mais surtout, celui, invisible, de ceux qui auraient pu y être, et dont l'absence me rend coupable et friable; ce n'est qu'une fragilité, un chemin emprunté avec la tentation de le rebrousser, une honte, une ombre entre le désir et le spasme, comme durant les années d'escaliers mécaniques.

Clémence Boulouque, Je n'emporte rien du monde (Gallimard, 2013)

07:35 Écrit par Claude Amstutz dans Clémence Boulouque, La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

30/01/2013

Le poème de la semaine

Alexandre Voisard

Mon pays d'argile, pays de moissons,
Mon pays forgé d'aventure et de brisures,
Traversé du sang des éclairs,
Voici jaillir du roc ancestral
Le miel nouveau, la saison limpide, 
Le tumulte irrévocable des juments indomptées.
 
Mon pays de cerise et de légende,
Rouge d'impatience, blanc de courroux,
L'heure est venue de passer entre les flammes
Et de grandir à tout jamais
Ensemble sur nos collines réveillées.
 
Mon pays d'argile, ma liberté renaissante, 
Ma liberté refluante, mon pays infroissable,
Mon pays ineffacé, innefaçable,
Ivre du bond sans retour et farouche
De ta liberté nue
 
Quelques traces de craie dans le ciel,
Anthologie poétique francophone du XXe siècle

Penelope Fitzgerald

littérature: roman; livresPenelope Fitzgerald, L'affaire Lolita (Quai Voltaire, 2005)

Décédée en 2000 à l’âge de 83 ans, Penelope Fitzgerald a écrit ce court roman dans les années 1950. Traduit pour la première fois en langue française, il nous raconte, dans un style british un peu désuet, les tribulations de cette veuve et la destinée de sa librairie dont l’affaire Lolita n’est qu’un prétexte aux règlements de compte dans un village britannique hostile à la modernité, aux individualismes et aux ruptures de ban. Le ton est léger, l’observation des mentalités fine, et l’humour montre parfois le bout de son nez ! L’histoire, en revanche, demeure un constat de société sévère et qui n’a sans doute pas changé aujourd’hui. Une découverte.

Egalement disponible en coll. Folio (Gallimard, 2008)

 

00:10 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature: roman; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

29/01/2013

Morceaux choisis - Albertine Sarrazin

Albertine Sarrazin

Albertine Sarrazin.jpg

O jongleur de paradis
Revenu en purgatoire
Avec les yeux étourdis
Quelle magicienne histoire
Est l'amour que tu prédis
 
L'illusion avec l'année
Revient aux quatre printemps
La neige s'en est allée
Et sûr j'en ferais autant
 
Bel amour qui saintement
Pour que la nuit rste belle
Au coeur de chaque tourment
Jette une étoile rebelle
Et l'éveille talisman
 
L'illusion avec l'année
Revient aux quatre printemps
La neige s'en est allée
Et sûr j'en ferais autant
 

Albertine Sarrazin, Lettres et poèmes (coll. Livre de poche/LGF, 1971)

28/01/2013

Sibylle Claudel

9782246746317.gifSibylle Claudel, Bonjour ma douce vie (Grasset, 2009)

 

Ce livre est le récit d’une descente en enfer, au cœur d’un sale cancer – la maladie de Hodgkin, une forme de leucémie - qui s’abat sur Sibylle Claudel comme la foudre. Avec des mots bruts, des sensations vraies, des réflexions pertinentes, elle raconte ses leçons de ténèbres de chimiothérapie en séjours hospitaliers, son état déconnecté par rapport aux autres, avant d’entrevoir le retour à la lumière et la guérison, à force de courage. Son style est celui d’un écrivain, un vrai, qui ne renonce jamais, sait émouvoir et ne donne de conseils à personne !


Si les étoiles existent, c’est qu’il y a sur terre des êtres de lumière. 

05:09 Écrit par Claude Amstutz dans Documents et témoignages, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; récit; document; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |