14/09/2014
Lire les classiques - Marceline Desbordes-Valmore
Marceline Desbordes-Valmore

merci à Christiane H
Je voulais, mais en vain, par un effort suprême, En me sauvant de toi, me sauver de moi-même; Mon œil, voilé de pleurs, à la terre attaché, Par un charme invincible en fut comme arraché. À travers les brouillards, une image légère Fit palpiter mon sein de tendresse et d'effroi; Le soleil reparaît, l'environne, l'éclaire, Il entr'ouvre les cieux... Tu parus devant moi. Je n'osai te parler; interdite, rêveuse, Enchaînée et soumise à ce trouble enchanteur, Je n'osai te parler: pourtant j'étais heureuse; Je devinai ton âme, et j'entendis mon cœur. Mais quand ta main pressa ma main tremblante, Quand un frisson léger fit tressaillir mon corps, Quand mon front se couvrit d'une rougeur brûlante, Dieu! qu'est-ce donc que je sentis alors? J'oubliai de te fuir, j'oubliai de te craindre; Pour la première fois ta bouche osa se plaindre, Ma douleur à la tienne osa se révéler, Et mon âme vers toi fut près de s'exhaler.Marceline Desbordes-Valmore, Promenade d'automne, dans: Poésies (coll. Poésie/Gallimard, 1983)
image: John William Waterhouse, Lady Clare (artmagick.com)
00:02 Écrit par Claude Amstutz dans Lire les classiques, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; anthologie; livres |
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13/09/2014
La musique sur FB - 2154 J.P.Rameau
Jean-Philippe Rameau
Gavotte et six doubles
Catherine Latzarus
00:14 Écrit par Claude Amstutz dans La musique sur Facebook, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook |
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Morceaux choisis - Yasmina Khadra
Yasmina Khadra

La vie est faite de hauts et de bas, et personne ne saurait en situer le juste milieu. Le malheur qui nous frappe ne prémédite pas son coup. Comme la foudre il nous tombe dessus, comme la foudre il se retire, sans s'attarder sur les drames qu'il nous inflige et sans les soupçonner. Si tu veux pleurer, pleure; si tu veux espérer, prie; mais de grâce, ne cherche pas de coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur.
Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit (Pocket, 2009)
00:06 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; morceaux choisis; livres |
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12/09/2014
La musique sur FB - 2153 F.Chopin
Frédéric Chopin
Piano Sonata No 3 in B minor, Op 58
Nadia Reisenberg
00:04 Écrit par Claude Amstutz dans Frédéric Chopin, La musique sur Facebook, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook |
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11/09/2014
Jacques Chardonne
Jacques Chardonne, Romanesques (Coll. La petite Vermillon/Table Ronde, 1996)
On devrait lire Jacques Chardonne - charentais né en 1884 et décédé en 1968 - auteur un peu oublié d'une trentaine de livres parmi lesquels deux de ses plus célèbres: Claire et Vivre à Madère (réédités en coll. Cahiers Rouges/Grasset). Thème central de la plupart de ses romans, le langage de l'amour dans la vie de couple, s'exprime tout particulièrement dans Romanesques, sous le regard d'un narrateur qui nous conte l'histoire d'Octave et d'Armande, pris dans l'engrenage d'une passion amoureuse qui dure mais se lézarde, laissant poindre le doute, la jalousie, la possessivité, le défi, le renoncement, en apparence tout au moins...
Si la trame du récit en elle-même s'avère assez classique, elle s'incrit dans une atmosphère étrange qui sait nous charmer, à mi-chemin entre le monde réel et celui de l'imaginaire, signe caractéristique de son auteur. De plus, même si les couleurs qu'il prête à l'amour sont souvent bien sombres - c'est triste de n'être jamais vu tel qu'on est - Jacques Chardonne émaille son récit de réflexions souvent pertinentes: Il me semble que la sensualité de l'homme est plus cérébrale, et celle de la femme plus enfoncée dans la chair, plus proche de la nature, moins distincte. Et plus loin: Les hommes sont bêtes avec leur égoïsme, leur sécurité, leurs principes! Ils tuent la femme qu'ils aiment. Ils ne connaissent pas la joie que donne un être vivant qui n'est pas étriqué et faussé par la domination masculine...
Un auteur à découvrir et qu'affectionnait tout particulièrement François Mitterand!
01:01 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres |
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10/09/2014
Le poème de la semaine
Jean-Claude Pirotte
Tu ne sauras jamais qui je suis dit l’enfant je passe mon chemin je vais vers les prairies lointaines, où l’herbe chante à minuit près des saules qui pleurent car c’est ainsi que s’ouvre à mon cœur la musique fidèle et que le monde enfin commence à vivre et que je commence à mourir tu ne me verras pas vieillir ni ne reconnaîtras mon ombre adossée au talus là où le sentier noir se perd dans un fouillis d’épines et les étoiles des compagnons blancs Tu as beau regarder sans cesse derrière toi comme si tu craignais l’orage et que tu te hâtais poursuivi par l’éclair jamais tu ne surprendras mon sourire tendrement cruel comme celui d’un tueur triste Quelques traces de craie dans le ciel,Anthologie poétique francophone du XXe siècle
03:07 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Quelques traces de craie dans le ciel - Anth | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie |
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09/09/2014
La musique sur FB - 2152 L.van Beethoven
Ludwig van Beethoven
String Trio in E major, Op 3
Vera Beths, Jürgen Kussmaul
Anner Bylsma
(L'Archibudelli)
00:41 Écrit par Claude Amstutz dans La musique sur Facebook, Ludwig van Beethoven, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook |
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La citation du jour
Daniel Pennac
Une seule condition à cette réconciliation avec la lecture: ne rien demander en échange. Absolument rien. N'élever aucun rempart de connaissances préliminaires autour du livre. Ne pas poser la moindre question. Ne pas donner le plus petit devoir. Ne pas ajouter un seul mot à ceux des pages lues. Pas de jugement de valeur, pas d'explication de vocabulaire, pas d'analyse de texte, pas d'indication biographique... S'interdire absolument de parler autour. Lecture-cadeau. Lire et attendre. On ne force pas une curiosité, on l'éveille.
Daniel Pennac, Comme un roman (coll. Folio/Gallimard, 1997)
00:40 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : citation; livres |
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08/09/2014
La musique sur FB - 2151 F.Mendelssohn
Félix Mendelssohn
Octet in E major, Op 20
Jascha Heifetz, Arnold Belnick
Israel Baker, Joseph Stepansky
Gabor Rejto, Virginia Majewski
Gregor Piatigorsky, William Primrose
03:08 Écrit par Claude Amstutz dans Félix Mendelssohn, La musique sur Facebook, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook |
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