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07/09/2014

La citation du jour

Samuel Taylor Coleridge

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Le bonheur humain est comme l'aloès: une Fleur à la lente croissance.

Samuel Taylor Coleridge, Notebooks (Allia, 1999)

image: http://aloe-vera-bio.org

09:41 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

Morceaux choisis - Frédéric Lenoir

Frédéric Lenoir 

littérature; essai; morceaux choisis; livres

Il existe des antidotes au poison du découragement et de la passivité qu'il entraîne. Il convient d'abord d'avoir à l'esprit que le monde que nous voyons à travers les médias n'est pas le monde réel, mais un spectacle du monde, quotidiennement mis en scène par les médias selon une partition limitée à la litanie des mauvaises nouvelles. A moins de vivre dans les pires des ghettos de misère et de non-droit, on peut voir autour de soi que la violence n'est pas omniprésente, qu'il existe plein de gens heureux, positifs, que l'amour, la famille, l'amitié sont des valeurs encore puissantes, que la solidarité s'exprime de mille et une manières.

A force de ne regarder que des informations déprimantes à la télévision ou sur le Net, on finit en effet par être déprimé. Sans ignorer les mauvaises nouvelles, regardons aussi et plus encore des programmes positifs, constatons autour de nous que nombre de gens, même placés dans des situations parfois difficiles, manifestent de grandes qualités de coeur et restent attachés à des valeurs fondamentales comme le respect, la justice, le partage. Cette attitude positive ne conduit nullement à nier les problèmes, mais permet de les relativiser et de sortir du découragement et de l'attitude passive qu'ils provoquent. Elle nous redonne confiance pour nous battre, nous impliquer, nous engager. Pour être des acteurs de la guérison du monde.

Il ne s'agit pas de remettre en cause les acquis sociaux de la modernité, mais d'apprendre à les gérer avec une maturité nouvelle. En d'autres termes, il va nous falloir désormais apprendre à conjuguer responsabilité individuelle (je suis capable de me prendre en main) et responsabilité collective (je peux aussi compter sur les autres et je les aide à mon tour). Cette équation n'est pas impossible, et nombreux sont ceux qui la mettent déjà en oeuvre au quotidien. C'est le cas lorsque nous militons dans une association humanitaire, achetons des produits issus de l'agriculture biologique ou du commerce équitable, aidons une personne âgée à traverser la rue ou laissons notre place à une femme enceinte dans un bus, éteignons les lumières inutiles, veillons à fermer les robinets d'eau, utilisons moins nos voitures, ramassons les restes après un pique-nique en pleine nature, non par obligation, mais par solidarité, pour le bien commun. Une telle logique n'implique pas un désengagement de l'Etat, au contraire: plus responsables, nous pouvons d'autant mieux demander des comptes à nos dirigeants, leur réclamer d'infléchir leur politique dans un sens plus écologique, plus éthique, plus solidaire, moins soumis aux lois aveugles du marché. 

Frédéric Lenoir, L'aube d'une renaissance, dans: La guérison du monde (coll. Livre de Poche/LGF, 2014)

05:05 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; essai; morceaux choisis; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

06/09/2014

La musique sur FB - 2150 R.Wagner

Richard Wagner

Der fliegende Holländer

"Die Frist ist um"

 

Franz Crass

Orchestra and Chorus of the Bayreuth Festival

Wolfgang Sawallisch


00:18 Écrit par Claude Amstutz dans La musique sur Facebook, Musique classique, Richard Wagner | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook | |  Imprimer |  Facebook | | |

05/09/2014

Lire les classiques - Elizabeth Browning

Elizabeth Browning

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Pourtant, l'amour, le pur amour est beau
Et digne d'acceptation.
Le feu est vif,
Que brûle le temple ou le lin.
Un même éclat bondit dans la flamme
Du cèdre ou du foin.
 
Et l'amour est feu;
Et lorsque je dis "Je t'aime"...
Note! "Je t'aime"... en ton regard!
 
Je me tiens transfigurée, glorifiée,
Consciente des rayons qui irradient
De mon visage vers le tien.
Rien n'est bas dans l'amour le plus bas.
Dieu accepte l'amour
Des plus humbles créatures.
 
Et ce que "je sens", parmi les moindres traits
De ce que "je suis", brille en soi,
Et montre comme l'oeuvre d'Amour
parfait la Nature...

Elizabeth Browning, Sonnets portugais et autres poèmes (coll. Poésie/Gallimard, 1994)

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La musique sur FB - 2149 C.M.von Weber

Carl Maria von Weber

Piano Sonata No 3 in D minor, Op 49

 

Jan Vermeulen


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04/09/2014

Sylvie Tanette

11tanette.jpgSylvie Tanette, Amalia Albanesi (Mercure de France, 2011)

Région des Pouilles, début du XXe siècle : Amalia a passé son enfance à déambuler dans des paysages écrasés de soleil en imaginant des mondes inconnus au-delà des mers. Le jour où elle croise un beau marin aux yeux verts et qui dit avoir traversé la mer Noire à la nage, la jeune fille comprend que l'homme sera à la hauteur de ses rêves. Bientôt, Amalia et Stepan quittent Tornavalo pour aller tenter leur chance ailleurs. Début d'un incroyable périple... 

La narratrice de ce roman, restitue auprès de son fils Téo âgé de huit ans, l'histoire de sa famille et surtout celle d'Amalia sa grand-mère - une sorte de Calamity Jane - qui trottait derrière un âne deux fois plus grand qu'elle, rêveuse pour les uns, sorcière pour les autres. Sylvie Tanette nous raconte avec des mots empreints de charme et de douceur la rencontre d'Amelia et de Stepan Iscenderini surgi un beau jour dans le village, venu de Turquie selon la rumeur populaire, mais allez savoir! Auprès de ce merveilleux conteur, elle imagine les couchers de soleil sur Dubrovnik, Athènes et Istanbul, mais c'est pour Alexandrie que, désormais mariés - au mépris des coutumes de Tornovalo - ils quitteront l'Italie en laissant derrière eux leurs deux enfants. L'exaucement des rêves d'Amalia? En quelque sorte, car chacun sait que le destin s'amuse à brouiller les cartes avec un malin plaisir... Un premier roman enchanteur.

00:17 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

03/09/2014

Le poème de la semaine

Alain Bosquet

Janvier pour dire à l'année " bonjour".
Février pour dire à la neige " il faut fondre".
Mars pour dire à l'oiseau migrateur " reviens".
Avril pour dire à la fleur " ouvre-toi ".
Mai pour dire " ouvriers nos amis".
Juin pour dire à la mer " emporte-nous très loin ".
Juillet pour dire au soleil " c'est ta saison ".
Août pour dire " l'homme est heureux d'être homme ".
Septembre pour dire au blé " change-toi en or ".
Octobre pour dire " camarades, la liberté ".
Novembre pour dire aux arbres " déshabillez-vous ".
Décembre pour dire à l'année " adieu et bonne chance ".
Et douze mois de plus par an,
Mon fils,
Pour te dire que je t'aime.
 
Quelques traces de craie dans le ciel,
Anthologie poétique francophone du XXe siècle

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02/09/2014

Morceaux choisis - Colette

Colette

littérature; roman; morceaux choisis; livres

Je te désirerai tour à tour comme le fruit suspendu, comme l'eau lointaine, et comme la petite maison bienheureuse que je frôle... Je laisse, à chaque lieu de mes désirs errants, mille et mille ombres à ma ressemblance, effeuillées de moi, celle-ci sur la pierre chaude et bleue des combes de mon pays, celle-là au creux moite d'un vallon sans soleil, et cette autre qui suit l'oiseau, la voile, le vent et la vague. Tu gardes la plus tenace: une ombre nue, onduleuse, que le plaisir agite comme une herbe dans le ruisseau... Mais le temps la dissoudra comme les autres, et tu ne sauras plus rien de moi, jusqu'au jour où mes pas s'arrêteront et où s'envolera de moi une dernière petite ombre... qui sait où?

Colette, La vagabonde (coll. Livre de poche/LGF, 1994)

12:27 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; morceaux choisis; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

La musique sur FB - 2148 M.Clementi

Muzio Clementi

Piano sonata No 2 in B minor, Op 40

 

Maria Tipo


00:02 Écrit par Claude Amstutz dans La musique sur Facebook, Maria Tipo, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook | |  Imprimer |  Facebook | | |

01/09/2014

La citation du jour

Stig Dagerman

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En ce qui me concerne, je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’une souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime.

Stig Dagerman, Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (Actes Sud, 1989)

image: http://www.premieregalerie.com

00:03 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : citation; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |