19/01/2014
Musica présente - 86 Otto Klemperer
Otto Klemperer
chef d'orchestra allemand, 1885 - 1973
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Gustav Mahler
Das Lied von der Erde
"Abschied"
(Christa Ludwig, New Philharmonia Orchestra)
00:07 Écrit par Claude Amstutz dans Elisabeth Schwarzkopf, Ludwig van Beethoven, Musica présente, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique |
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18/01/2014
Morceaux choisis - Pierre-Alain Tâche
Pierre-Alain Tâche
Dans l'embellie à peine moins frileuse,où tremble un vol de moucherons,je vis dans l'échancrure des bourgeons. On dira qu'une abeille m'égare:des fleurs, encore des fleurs...Et qu'en est-il des cris, des pleurs,des vies que l'on vole aux quatre vents? J'assume la futilité de ma bouche.Elle ne fut jamais infidèleaux leçons de l'insecte, au devoir de louer,dans la tourmente de mon temps- et quand bien même j'entendais. Car le pire eut été, face à l'horreur,de renoncer; et d'éconduire la beauté. Quelques traces de craie dans le ciel, Anthologie poétique francophone du XXe siècle
00:14 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Littérature suisse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; poésie |
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16/01/2014
La citation du jour
Jean Anouilh

Ce n'est pas tout d'avoir de jolis yeux, il faut qu'une petite lampe s'allume derrière. C'est cette petite lueur qui fait la vraie beauté.
Jean Anouilh, L'invitation au château (coll. Folio Théâtre/Gallimard, 2012)
image: Yigal Ozeri (liveinternet.ru)
07:43 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation; livres |
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15/01/2014
La citation du jour
Khalil Gibran

Sachez que du plus grand silence je reviendrai. La brume qui disparaît à l'aube, ne laissant que la rosée dans les champs, s'élèvera et s'amassera en un nuage et alors retombera en pluie. Et je n'ai pas été différent de la brume. Dans le silence de la nuit j'ai marché dans vos rues, et mon esprit est entré dans vos maisons, et vos battements de coeur étaient dans mon coeur, et votre souffle était sur mon visage, et je vous connaissais tous. Oui, je connaissais votre joie et votre peine, et dans votre sommeil vos rêves étaient mes rêves. Et souvent j'étais parmi vous tel un lac parmi les montagnes. Je reflétais vos sommets et les pentes courbes et même les troupeaux errants de vos pensées et de vos désirs. Et vers mon silence vinrent en ruisseaux le rire de vos enfants, et en rivières le désir de vos jeunes gens. Et lorsqu'ils atteignirent ma profondeur les ruisseaux et les rivières ne cessèrent pas de chanter.
Khalil Gibran, Le prophète (Casterman, 1956)
12:33 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : citations; livres |
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Le poème de la semaine
Louise de Vilmorin
De ce temps si vite passéRien n’est resté à la patience. Je n’eus pas le temps d’y penserNi de faire un traité d’allianceJ’ai tout pris et tout dépensé. Chaque plaisir, chaque malaiseTrouvaient les mots qui font pâlir. Rimes du cœur sous les mélèzes,La forêt comprend le désirEt pleurait pour que mieux je plaise. J’ai pris le rire en sa saisonQuand il venait en avalanche. Quand parfumés de déraisonS’ouvraient les jasmins à peau blancheJ’acceptais la comparaison. Il faisait bon si j’étais bonneMeilleur si je faisais semblant. Les vœux qu’on ne dit à personneÉveillés par le cri des paonsChantaient au remords qui fredonne. La neige tombe, ohé! traîneauJe vais partir en promenade. La neige anoblit mon manteauJe suis la reine des nomadesDans mon lit à quatre chevaux. Je suis la reine sans coutumesQui connaît tous les jeux anciens. La parole était mon costumeEt la lune mon petit chienJaloux d’un astre qui s’allume. Une larme au bord de mes cilsJe dois poursuivre mon voyage. Beau château restez de profil,Pour rebroder vos personnagesJe prends mon aiguille et mon fil. Le bonheur est un invalideQui passe en boitant comme moi. Il n’a pas l’épaule solideMais je sais ce que je lui dois:Mon cœur est plein, j’ai les mains vides. Quelques traces de craie dans le ciel, Anthologie poétique francophone du XXe siècle
04:04 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Quelques traces de craie dans le ciel - Anth | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature;poésie |
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14/01/2014
Goran Petrovic
Goran Petrovic, Soixante-neuf tiroirs (Coll. Motifs/Serpent à plumes, 2006)
Adam, étudiant en lettres et correcteur intérimaire, se voit confier un travail singulier : remanier, pour le compte d'obscurs clients et pour des raisons qu'il lui faudra élucider, un vieux livre mystérieux. Se plongeant littéralement dans ce texte, il s'aperçoit vite qu'il n'est pas seul. D'autres lecteurs le hantent, parmi lesquels une vieille dame excentrique, un ancien agent d'une section très spéciale des services secrets, une jeune fille au parfum câlin...
Avec ses portes ouvertes sur l’imaginaire, le livre est-il dangereux, subversif ou au contraire salutaire? Pas innocent, c’est sûr, et capable de faire perdre pied à son lecteur… Ce que tentent d'élucider les personnages de ce roman habités par une réalité - ou un fantasme - qui les dépasse. Fantaisie de la mémoire collective, des amours secrètes et des destinées imprévues, ce texte très original - qui rappelle J.L. Borges – se laisse respirer comme un parfum d’exception.
Goran Petrovic est né en 1961 à Kraljevo, en Serbie, aujourd'hui bibliothécaire au monastère de Zicà. Soixante-neuf tiroirs est son premier livre traduit en français.
00:10 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres |
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13/01/2014
Ann Packer
Ann Packer, Un amour de jeunesse (Coll. Points/Seuil, 2005)
Ce livre, extrêmement attachant, raconte l’histoire d’une jeune femme dont le fiancé est victime d’un terrible accident qui va remettre en question toute son existence. Elle va découvrir que son amour n’est peut-être plus vivant, que sa vie réglée comme une horloge dans un petit village du Wisconsin avec ses parents, ses amis, son travail, ne lui suffisent plus. Elle partira donc pour New York, s’épanouira dans le milieu artistique de Chelsea où elle connaîtra un nouvel amour et qui sait, le bonheur. malgré le remords qui la hante : A-t-on le droit d’abandonner celui auquel on a voué sa vie en pleine détresse ? Il y a aussi – en dépit du sujet – de l’humour et de la légèreté dans ce roman sensible qui répond à des interrogations plutôt modernes.
Hier encore tout à fait inconnu, ce premier roman d'Ann Packer traduit en langue française est un bonheur de lecture communiqué de bouche à oreille, jusqu’au succès considérable qu’il connaît aujourd'hui, malgré une presse discrète. Sans doute cela s’explique-t-il par son héroïne, proche de nous, de même que sa famille ou les autres personnages de ce roman bouleversant.
00:02 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres |
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