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29/05/2012

Colette Fellous

images-2.jpegColette Fellous, Pour Dalida (Flammarion, 2010)

En écho à Aujourd'hui et Avenue de France (en coll. Folio/Gallimard) Colette Fellous - née à Tunis et qui vit actuellement à Paris - poursuit la douce évocation de sa famille, avec ce portrait croisé de Dalida et de sa mère. Il respire la tendresse de l'auteur envers l'interprète de Ciao, ciao bambina, Il venait d'avoir 18 ans et Gigi l'amoroso qui a bercé son enfance, illuminé la maison familiale et résonne encore au profond de son coeur. On retrouve dans ce livre un parfum typiquement méditerranéen, des joies ou des bonheurs simples qui résonnent avec nostalgie à nos oreilles, comme les réminiscences d'un temps révolu et qui pourtant, aux heures mélancoliques, nous habitent toujours.

Colette Fellous est aussi l'auteur de Maria, Maria - un autre texte magnifique - écrit avec Paul Nizon (Maren Sell, 2004).

La citation du jour

Alphonse Allais 

littérature; essai; livres

C'est quand on serre une femme de trop près qu'elle trouve qu'on va trop loin.

Alphonse Allais, Les pensées (Le Cherche-Midi, 1997)

image: guide-drague.com

11:46 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; essai; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

Morceaux choisis - Alexandre Kalda

Alexandre Kalda

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Il se remit à danser, seul, au milieu de la rue, au coeur de la nuit, à danser devant la mort, et il était comme un étalon sauvage et il se cabrait et ruait et semblait galoper sur place et le visage tendu vers le ciel, les bras ouverts, il poursuivait sa danse forcenée, et l'air qu'il avalait lui crevait la poitrine, et son coeur explosait, et son sang mugissait, et il continuait de danser, et son coeur battait si violemment, catapultant la nuit à travers ses membres, salut la nuit, et la nuit qui cesse enfin d'être la nuit, et le coeur qui trouve enfin le moyen de s'échapper, et le corps qui s'échappe lui aussi et s'envole. 

Laurent parvint à faire encore un tour sur lui-même, lent, lent et lourd, d'oiseau frappé en plein vol, et il sourit d'un sourire que personne ne discerna, il ouvrit la bouche, renversa davantage la tête en arrière, tendit davantage les bras. Il n'entendait plus la musique, il n'entendit pas non plus le hurlement d'épouvante que, soudain, poussa la foule. Il sentit seulement ses genoux fléchir, des étoiles partaient dans tous les sens, des soleils éclataient, il gardait les yeux ouverts comme sur mille soleils et ne voyait plus rien. Il s'écroula d'un bloc avant que Gaïa n'ait pu le rejoindre pour le soutenir. 

Et quelle différence cela faisait-il que, juste avant, une détonation eût retenti et qu'une tache de sang se fût élargie sur sa poitrine? Gaïa s'agenouilla lentement près de lui et lui prit le visage entre les mains. Et elle se mit à chanter. 

Alexandre Kalda, Le vertige (Albin Michel, 1969)

image: Saint-Germain des Près (picspics.fr)

01:02 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; morceaux choisis; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |