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28/12/2011

Le poème de la semaine

J.G. Cecconi

Regarder le ciel ouvert, 
pressentir la menace des chaînes
et dire non.
 
Il faut qu'une voix demeure
même fluette, fragile,
mais équitable pour tous,
se réclamant du possible refus.
 
Comme le temps qui passe
entre les jointures des pierres
et les portes des prisons,
depuis longtemps le fer
durcit la peau.
 
Malgré la surdité des hommes,
telle une luciole perdue au creux de la nuit,
que cette petite voix demeure
et qu'elle n'oublie pas
de dire non.
 
Quelques traces de craie dans le ciel,
Anthologie poétique francophone du XXe siècle

Commentaires

Superbe poème !

Dire non !

Écrit par : Abbassia | 28/12/2011

Ce poème est très très fort ! Je reviens pour le lire et je suis très émue par la dernière strophe :

"Malgré la surdité des hommes,
telle une luciole perdue au creux de la nuit,
que cette petite voix demeure
et qu'elle n'oublie pas
de dire non."

Écrit par : Abbassia | 29/12/2011

Les commentaires sont fermés.