16/06/2013
Lire les classiques - Louise Michel
Louise Michel

Louise Michel, A travers la vie et la mort (La Découverte, 2001)
image: Jari Peltomäki, Hirondelle de rivage (vogelwarte.ch)
10:34 Écrit par Claude Amstutz dans Lire les classiques, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; anthologie; livres |
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15/06/2013
Milena Agus
Milena Agus, Mal de pierres (Liana Levi, 2007)
Comme dans cet autre chef d’œuvre contemporain de la littérature italienne, L’amandière de Simonetta Agnello-Hornby, nous suivons le destin d’une jeune femme sarde hors du commun par les yeux de sa petite-fille. Sans compromis, sauvage, passionnée, son destin bascule entre son mari et le rescapé - dans le livre - brève rencontre sur le continent, croisant au passage des personnages secondaires originaux, attachants, dans cette chronique d’après-guerre. Une heureuse découverte, pleine de saveur !
également disponible en coll. Livre de poche (LGF, 2009)
07:47 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère, Littérature italienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; roman; livres |
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14/06/2013
Lire les classiques - Louise Ackermann
Louise Ackermann

Louise Ackermann, Nuage, dans: Oeuvres (L'Harmattan, 2005)
image: Ciel de Yens, Vaud / Suisse (2013)
07:53 Écrit par Claude Amstutz dans Lire les classiques, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; anthologie; livres |
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13/06/2013
Morceaux choisis - Asli Erdogan
Asli Erdogan

Toute seule, à grand-peine, tu te redresses, par-delà l'espoir et le désespoir, par-delà le bien et le mal, tes bras sans force pendent comme deux ailes brisées. Ton dernier pays libre vient frapper ton visage comme un courant d'air frais, un vent chargé d'éternité disperse tes cheveux, mais on dirait qu'il rassemble tes morceaux et te rend ton visage. Les doigts du clair de lune courent doucement sur tes yeux avides de sommeil, te font voir la vie comme un miracle et se posent sur tes paupières sans te faire mal. Ton corps est désormais invulnérable, il frémit comme un arc tendu, il attend son dernier exil aux portes de la terre. Mais ton voyage se limite à deux battements de coeur d'un horizon à l'autre, l'étoile du matin, ton étoile, te tend une corde pour que tu grimpes vers elle et pour la première fois, consciente de ton innocence, tu poses ta tête sur la nuit épineuse.
Seule, vaincue et altière, tu t'appropries tous les destins qui se croisent ici, en te balançant sans bruit dans le vent, debout, bien droite, dans l'abolition de toi-même, tu t'élèves au-dessus de tous les mensonges de la vie et de la mort. Une fois encore, la dernière, on entend chanter le choeur immense; il commence tout bas, puis il s'amplifie peu à peu, dominant tous les bruits et les silences des cieux et des nuits du monde. Ce qui t'appelle, toi et ta solitude, avec ta voix la plus réelle, c'est le choeur lointain, incroyable, magnifique, les tambours de la victoire ou de la défaite, et le vent... le vent...
Asli Erdogan, Le bâtiment de pierre (Actes Sud, 2013)
traduit du turc par Jean Descat
08:16 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature étrangère, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; récit; morceaux choisis; livres |
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12/06/2013
Le poème de la semaine
S. Corinna Bille
Valais, tu n’as pas d’OcéanMais quand le foehn s’élance en toi,Il fait plus de bruitQue la chevauchée des vagues…Il te rend plus vaste et plus émouvantQue la mer. Il souffle à nos oreillesL’angoisse des grands départs;Il arrache nos âmesDe nos corps restés sur la terre;Et nos âmes ballottéesSe déchiquètent aux flancs rugueuxDe tes montagnes. Tes éboulements sont les falaisesOù viennent battre les flots vertsDe tes forêts de pins;Tes villages amarrés sur les côtesSont des barques;Et dans le ciel, s’ouvre immenseL’Etoile des Vents. Quelques traces de craie dans le ciel,Anthologie poétique francophone du XXe siècle
07:36 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Littérature suisse, S. Corinna Bille | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie |
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11/06/2013
Vendanges tardives - Des nuages
Un abécédaire: N comme Nuages

Ce qui suscite mon étonnement et ma curiosité de presque tous les jours me vient de ce qu'aucun matin ne ressemble à un autre, tels ces nuages suspendus entre ciel et terre, tantôt semblables à des flocons épars se jouant de la lumière et des ombres, tantôt pareils à la barbapapa de mon enfance dansant au-dessus de nos têtes débarrassées pour un temps de leur trouble dans un silence assourdissant. Les oiseaux seuls s'en amusent et me défient de leurs ailes: naturelles et désinvoltes au plus profond de l'espace infini forgeant les rêves en devenir, la transparence des choses, les controverses...
Me reviennent alors en mémoire les vers de Philippe Jaccottet: A la fin d'une journée qui a été très chaude, alors que le soleil est encore haut dans le ciel, celui-ci s'assombrit rapidement à l'ouest, en même temps que se lève avec soudaineté un vent violent. (...) Ils avancent très vite, mais avec une espèce de majesté, d'ailleurs rapidement entamée. On ne sait trop à quoi les comparer pour rendre compte de l'émotion qu'ils vous donnent, vaguement enthousiaste; comme on en éprouve, serait-ce à son corps défendant, devant n'importe quel cortège. Peut-être à des montagnes légères, instables, déracinées, désamarrées; ou à des troupeaux dociles aux cris du vent, se bousculant, fuyant on ne sait quoi. A moins qu'il ne faille voir en eux, plutôt, des inventions du vent, variées, souples, mobiles, une des façons qu'il a trouvées, invisible, de se montrer, à partir de l'humide que la terre exhale.
Alors, comme un fil qui n'en finit pas d'être tiré, je pourrais te parler des nuages vus par Charles Baudelaire, Jean Moréas, Louise Ackermann ou Léon Dierx - ce sera pour une autre fois - mais le texte de Philippe Jaccottet me renvoie plutôt, par ricochets, à celui d'un autre helvète, Jean-Louis Kuffer, qui me sourit aujourd'hui: La beauté est partout et souvent, ce qu’on dit de la beauté cache la beauté, tu vois ce que je veux dire? Un rayon de soleil sur un container tagué, au matin du merle, la vieille qui murmure les airs de "La Traviata" dans le métro, l’adolescent amoureux, tous les clichés que tu relaves à l’eau pure, l’enfant qui dort, les petits cailloux de la marelle des mots d’Enfer à Paradis, enfin tu vois ce que je veux dire…
Et ce soir, Fred, comme dans la pièce de Samuel Beckett, en savourant ma cigarette et un pichet de Dôle partagé en terrasse avec toi, je pourrai dire, la mine réjouie: Quel beau jour encore... pour moi... ça aura été... jusqu'ici...
Philippe Jaccottet, Nuages (Fata Morgana, 2002)
Jean-Louis Kuffer, La beauté au vol, 2013 (facebook.com)
Samuel Beckett, Oh les beaux jours (Minuit, 1960)
image: Ciel de printemps, Vésenaz / Suisse (2013)
11:14 Écrit par Claude Amstutz dans Charles Baudelaire, Jean-Louis Kuffer, Littérature francophone, Littérature suisse, Philippe Jaccottet, Vendanges tardives - Un abécédaire 2013 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie; théâtre; livres |
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10/06/2013
La citation du jour
Jean Cocteau

Jouer coeur est simple. Il faut en avoir, voilà tout.
Jean Cocteau, Lettres à Jacques Maritain (Stock, 1983)
07:35 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation; livres |
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