13/03/2013
Paul Nizon
Paul Nizon, La fourrure de la truite (Actes Sud, 2006)
Stolp est un marginal, un sympathique bon à rien qui aime sa liberté avant tout. Ayant hérité d'un minus-cule appartement à Paris, il y pose ses bagages un peu malgré lui et, plutôt que de prendre possession des lieux, laisse Paris l'apprivoiser. A travers rues et cafés, il faut fuir l'atmosphère pesante de ce nouvel habitat, mais aussi les désespoirs latents d'un amour perdu.
Ce texte court, léger, non dénué d’humour, est un petit bijou ! Un homme déambule dans les rues de Paris. Hanté par un amour perdu, il nourrit l’espoir d’une nouvelle vie et partage, dans les bras d’une femme seule rencontrée dans un bar, une relation éphémère, libératrice, esquisse de sa guérison. A rapprocher d’un autre très beau récit de cet auteur, Maria Maria , situé à Rome, écrit avec Colette Fellous, en 2004.
également disponible en coll. de poche (Babel, 2008)
12:03 Écrit par Claude Amstutz dans Colette Fellous, Littérature francophone, Littérature suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; récit; livres |
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Le poème de la semaine
Paul Eluard
Il y a sur la plage quelques flaques d’eauIl y a dans les bois des arbres fous d’oiseauxLa neige fond dans la montagneLes branches des pommiers brillent de tant de fleursQue le pâle soleil recule C’est par un soir d’hiver dans un monde très durQue je vis ce printemps près de toi l’innocenteIl n’y a pas de nuit pour nousRien de ce qui périt n’a de prise sur toiEt tu ne veux pas avoir froid Notre printemps est un printemps qui a raison. Quelques traces de craie dans le ciel,Anthologie poétique francophone du XXe siècle
07:40 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Paul Eluard, Quelques traces de craie dans le ciel - Anth | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; poésie |
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