24/10/2012
Le poème de la semaine
Raymond Radiguet
Aurore, à nul des coeurs qui saignent, Ne vas recommander l'école Où buissonnière on nous enseigne La douleur plutôt que les jeux. Un jour, en mousse se déguise L'espiègle Vénus, et son col Marin fait le ciel orageux; Demain en maîtresse d'école, Mais marine, non buissonnière. Ses leçons sont plus à ma guise, Ignorante, elle qui serait De ses élèves la dernière! Vénus charmant les tableaux noirs Figure tracée à la craie, Enfin Vénus s'effacerait, Ligne à ligne, de nos mémoires. Quelques traces de craie dans le ciel,Anthologie poétique francophone du XXe siècle
09:08 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Quelques traces de craie dans le ciel - Anth | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; poésie | | Imprimer | Facebook |
Commentaires
Merci à Radiguet qui daigne
Leçon nous faire sur l'école,
Sur les sujets qu'on y enseigne
Et comment on y batifole.
La plus dure, école marine,
Est cependant la plus joyeuse ;
Car la maîtresse est une ondine
Dont la chevelure est soyeuse.
Prendre des leçons d'Aphrodite
Est le moyen de bien apprendre ;
On en accepte les redites
Sans être sûr de tout comprendre.
Dans le miroir de pierre noire,
L'élève inspecte sa tenue
Pour ne faire honte à la mémoire
De la belle enseignante nue.
Écrit par : Cochonfucius | 26/04/2014
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