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31/05/2013

Carjo Mouanda 1b

Morceaux choisis - Carjo Mouanda

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Congo, mon Congo
La terre de mes aïeux
Dans ton sein mes ancêtres ont vu le jour
Autrefois terre sereine avec eux
 
Mais? Pourquoi?
O! Congo
Mieux vaut pour moi la vie avec rien
Que ma mort dans un cercueil en or
Pourquoi! Pourquoi! Congo
Pourquoi me fais-tu gémir?
 
Je pourrais faire de toi une école
Pour mieux apprendre la liberté
Celle que nous chantons tous les jours haut et fort
Si j'étais au théâtre
Un grand rire jaillirait de ma bouche
Un rire, hélas, saturé d'émoi
 
Congo, mon Congo
Laisse-moi grandir. 
 

Carjo Mouanda, Congo la terre des aïeux, dans: Cri de douleurs (Lire et Méditer, 2013)

17:04 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; poésie; anthologie; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

Carjo Mouanda 1a

Bloc-Notes, 31 mai / Les Saules

littérature; poésie; livres

Sans Abbassia Naïmi - à qui, outre ses propres oeuvres, nous devons déjà deux belles anthologies de poètes d'aujourd'hui:  Le chant des larmes en 2010 et Les cygnes de l'aube en 2011 - Carjo Mouanda demeurerait pour nous un parfait inconnu, et ce serait bien dommage. Né en 1980 à Pointe-Noire, capitale économique du Congo où il fit ses études secondaires, il a, parallèlement à ses activités, poursuivi ses études universitaires au Sénégal, où il réside aujourd'hui.

Après avoir publié en 2007 un premier recueil de poèmes, Couleur douloureuse, voici qu'il nous en offre un nouveau intitulé Cri de douleurs. Un ensemble de textes militants, qui, au-delà d'un constat d'échec sur les rêves et les mensonges des politiques en Afrique - entre autres - exhorte son pays, le Congo tout particulièrement, à se réveiller, à refuser la médiocrité et prendre un nouveau départ. Indigné par le retard pris par sa terre natale, il décoche des flèches acérées contre ce peuple refroidi, passif, oublieux de sa culture et de ses racines dans le sang: La nuit raconte que les veilleurs de paix sont devenus des voleurs de paix...

Pourtant, sa voix ne se borne pas à dénoncer, à fustiger ou s'abandonner au désespoir. Tournée vers les sans-nom qui peuplent le Congo, elle sait demeurer humaine, patiente malgré l'épuisement des attentes déçues, malgré la corruption organisée, et exalte contre vents et marées sa marche vers la vie. Coeur de poète en exil, Carjo Mouanda ne cède pas à la facilité littéraire qui souvent, à force de mots outranciers ou surabondants, annihilent paradoxalement l'impact des écrits poétiques. Rien de tel chez lui: une écriture sobre, concrète, naturelle pour dire, entre ces pages versatiles de l'histoire, la solitude du poète, la liberté baîllonnée, le refus dêtre confondu aux fantômes ou aux traîtres:

Le moment venu
Je vous dirai merci!
(...)
J'aurai la force de mes mains
La paix dans mon coeur
La terre, surtout la patrie
Est pour nous tous.

 Et plus loin:

O ma force
O mon amour
Rebâtissez ma case
Reconstruisez mon village
Je suis moi
Je suis L'Afrique

Puisse son cri de douleur et de combat être entendu... 

Carjo Mouanda, Cri de douleurs (Lire et Méditer, 2013)

préface de Abbassia Naïmi

Carjo Mouanda, Couleur douloureuse (Le Manuscrit, 2007)

pour mieux connaître Carjo Mouanda: http://carjo-mouanda.skyrock.com

pour commander son dernier livre:  http://http://www.lireetmediter.fr

16:43 Écrit par Claude Amstutz dans Bloc-Notes, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; poésie; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |

Olivier Adam

9782879296463.gifOlivier Adam, Des vents contraires (Editions de l'Olivier, 2009)

Sarah a disparu depuis un an, sans plus jamais faire signe. Pour Paul, son mari, qui vit seul avec leurs deux jeunes enfants, chaque jour est à réinventer. Il doit lutter avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leurs vies. Epuisé, il espère se ressourcer par la grâce d’un retour à Saint-Malo, la ville de son enfance.Voici, sans doute, le roman le plus émouvant d’Olivier Adam à ce jour. Il raconte la vie de Paul qui dérive avec ses deux enfants, après la disparition brutale de son épouse Sarah. Avec infiniment de finesse et de pudeur, il décrit le quotidien bouleversé de ces êtres aux états d’âme rythmés par les vents et  les humeurs de l’océan, peinant à se reconstruire et vaincre le chagrin glacé qui s’empare d’eux. Une œuvre qui étreint le cœur et l’envahit d’une chaleur apaisante, à la mesure de l’humanité qui s’en dégage.

Disponible également en collection Points (Seuil, 2010)

07:08 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; livres | |  Imprimer |  Facebook | | |