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27/12/2013

La musique sur FB - 1145 J.S.Bach

Jean Sébastien Bach

Violin Concerto in A minor, BWV 1041

Violin Concerto in E major, BWV 1042

Concerto for 2 Violins in D minor, BWV 1043

Concerto for 3 violins in D major, BWV 1064

Violin Concerto in G minor, BWV 1056

Concerto for Violin and Oboe in C minor, BWV 1060

Violin Concerto in D minor, BWV1052

Concerto for Flute, Violin and Harpsichord,  BWV 1044

 

Age Of Enlightenment 

 

Elizabeth Wallfisch


22:53 Écrit par Claude Amstutz dans Jean Sébastien Bach, La musique sur Facebook, Musique classique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique classique; facebook | |  Imprimer |  Facebook | | |

Morceaux choisis - Angelina Lanza Damiani

Angelina Lanza Damiani

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Dans les longues soirées étoilées, traversant les stridulements des grillons nocturnes, nous parvenait, des pentes d'en face, entièrement couvertes d'épais chênes verts, un doux son de cornemuse, continu, et pourtant varié dans la monotonie de l'intonation.

On eût dit la voix même du paysage, dormant et rêvant.

Il y avait, à la lisière du bois d'yeuses, en face, le clos qui existe encore, avec le pailler pour l'abri des bergers. 

Peut-être était-ce un berger qui jouait.

La note d'accompagnement commençait seule; elle insistait, se poursuivait, se répétait. Elle faisait attendre la naissance de la cantilène.

Après une, deux ou trois reprises de cette note toute occupée à se répéter elle-même, le motif musical commençait, modulé sur quelques notes, mais avec des inflexions et des retards sentimentaux et tristes.

La cornemuse avait des forte et des piano. Effet du vent, ou volonté de l'instrumentiste? ...

Elle était, soudain, étouffée par un long aboiement de chiens, par une brusque agitation de sonnailles: les chèvres avaient-elles eu peur de l'alarme de leur gardien?

Puis le silence revenait. Et, sur le silence, la stridulation des grillons, et de nouveau la modulation, harmonieuse et plaintive, de l'instrument primitif.

Naissait dans le coeur la nostalgie de l'hiver recueilli et tranquille, de la crèche, des berceuses entonnées dans le fracas des rues citadines par de vieux joueurs de musette.

Les fillettes se serraient contre moi, émues:

- On dirait la musette de Noël; comme c'est beau!

Et la cornemuse infatigable chantait encore sous les étoiles, quand on fermait les fenêtres pour aller dormir...

Angelina Lanza Damiani, Le mélomane / extrait, dans: La maison dans la montagne - illustré par Pierre-Yves Gabioud (Ed. de la revue Conférence, 2013)

traduit de l'italien par Christophe Carraud

image: dirjournal.com