04/04/2013
François Mauriac
François Mauriac, Le noeud de vipères (Coll. Livre de poche, 2006)
Vieil avare qui veut se venger des siens en les déshéritant, Louis se justifie dans une sorte de confession qu'il destine à sa femme: elle le précède dans la mort. Dépossédé de sa haine et détaché de ses biens, cet anti-clérical sera touché, par la lumière, in articulo mortis.
Outre une peinture au vitriol de la bourgeoisie, ce roman est le journal d’un homme à la fin de sa vie. Respecté – à peine – pour sa réussite sociale, même des siens et détesté par les autres, il se révèle peu à peu attachant, libéré, humain. Un chef d’œuvre de Mauriac qui résiste à plusieurs lectures, au fil des années.
00:02 Écrit par Claude Amstutz dans François Mauriac, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : littérature; roman; livres |
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Le questionnaire Marcel Proust - 3/3

Mes peintres favoris?
Sandro Botticelli, Amedeo Modigliani, Vincent Van Gogh, J.M.W. Turner, Johannes Vermeer, Nicolas de Staël.
Mes héros dans la vie réelle?
Jésus-Christ, les anonymes, les justes, mes proches.
Mes noms favoris?
Catherine, puis les prénoms féminins qui se terminent en "a"...
Ce que je déteste par-dessus tout?
L'asservissement, la médiocrité, l'hypocrisie, la lâcheté, la trahison, l'indifférence.
Caractères historiques que je méprise le plus?
Toutes les formes de totalitarisme au nom du pouvoir, de l'ordre, de l'argent ou des croyances.
Le fait militaire que j'admire le plus?
Toutes les formes de résistance au mal.
La réforme que j'estime le plus?
La lutte pour l'indépendance et l'égalité des femmes.
Le don de la nature que je voudrais avoir?
La tempérance, la sociabilité, la patience.
Comment j'aimerais mourir?
De préférence sans trop souffrir, et vite...
Etat présent de mon esprit?
Comme une fleur épanouie, enraçinée dans la terre humide et fertile, inondée de soleil, auprès de mes amis visibles ou invisibles, sur ou sous la terre.
Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence?
Celles commises par amour.
Ma devise?
"Je n'ai pas peur, j'ai seulement le vertige." (René Char)
00:02 Écrit par Claude Amstutz dans Le questionnaire Marcel Proust, Marcel Proust, René Char | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : autobiographie |
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