10/07/2012
Au bar à Jules - De Liszt 1b
Un abécédaire: L comme Liszt
Voici la version pour piano seul - plus saisissante que celle pour piano et orchestre - du célèbre Totentanz / Danse funèbre S 126 de Franz Liszt, interprété par Valentina Lisitsa.
18:00 Écrit par Claude Amstutz dans Au bar à Jules - Un abécédaire 2012, Franz Schubert, Musique classique, Valentina Lisitsa | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : musique classique |
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Au bar à Jules - De Liszt 1a
Un abécédaire: L comme Liszt

Ce n'est pas un hasard, si aujourd'hui sur La scie rêveuse - entre La musique sur FB, Musique classique, Musica présente et autres illustrations musicales - vous pouvez trouver 47 extraits ou oeuvres complètes de Franz Liszt, car ce dernier, aux côtés de Wolfgang Amadeus Mozart et de Jean Sébastien Bach, remporterait parmi mes compositeurs préférés la palme d'or, d'une très courte tête.
Pourquoi donc? Je pourrais citer de mémoire - en miroir de ses phases de vie parfois tumultueuses - le répertoire extrêmement riche et varié de ses compositions, des Concertos pour piano à Via Crucis, de la Sonate pour piano aux Rhapsodies hongroises, des Années de pélerinage au Rosario pour orgue, sans oublier les célèbres Harmonies poétiques et religieuses, les Rêves d'amour, les variations sur le Salve Regina, ainsi que ses Lieder et les multiples transcriptions de Schubert, Beethoven, Wagner, Donizetti, Verdi, Bellini, Gounod ou Berlioz. Mais tout cela ne suffit à le hisser au sommet de mon panthéon. Il y a autre chose...
Dans chacune de ses notes, j'y lis l'immobilité et le mouvement, l'humilité et l'excès, la décomposition et le renaissance; ça sent le soufre - souvent - comme sur une terre volcanique, où tout est voué à l'anéantissement et renaît pourtant de ses cendres; tout respire la création, la fécondité, les orages intimes, le feu intérieur, la séduction, le mystère, la dissonance et, au bout du compte, un sentiment de paix rejoignant les origines. Aucun compositeur - hormis Hector Berlioz - n'aura autant révolutionné la musique en son temps. Dans les oeuvres de la plupart des compositeurs de génie alternent la tristesse et la joie, l'angoisse et l'apaisement, les forces de la vie et celles de la mort. Chez lui au contraire, ces expressions du coeur humain sont simultanées: une phrase musicale peut contenir à elle seule toutes ces pulsions de l'être. Et c'est là, dans ce souffle obscur et salvateur, que se dessine une parenté bouleversante qui fait la différence.
Le Totentanz - Danse macabre - en est sans doute la plus belle des illustrations. A ce jour, elle est mon oeuvre préférée de Franz Liszt. En annexe, vous pouvez écouter cette oeuvre et comprendre ce que je cherche à exprimer avec un vocabulaire limité, bien au-dessous de son inégalable talent.
Et si nous valions mieux que le bonheur? dit Franz Liszt, lui dont la vie fut tout entière vouée à l'Amour...
Liste des oeuvres de Franz Liszt:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_œuvres_de_Franz_Liszt_(S1_à_S350)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_œuvres_de_Franz_Liszt_(S351_à_S999)
18:00 Écrit par Claude Amstutz dans Au bar à Jules - Un abécédaire 2012, Franz Liszt, Franz Schubert, Hector Berlioz, Jean Sébastien Bach, Ludwig van Beethoven, Musique classique, Richard Wagner, Wolfgang Amadeus Mozart | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; musique; livres |
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Pierre Magnan
Pierre Magnan, Elégie pour Laviolette - Une enquête du commissaire Laviolette (coll. Folio Policier/Gallimard, 2012)
Je l’aime décidément beaucoup, ce commissaire Laviolette: émouvant, drôle, érudit, malicieux, fin limier de surcroît. Aucune de ses enquêtes tortueuses à souhait - situées au pays de Giono en Provence – ne m’a déçu à ce jour et cette dernière pas davantage, dans laquelle un cimetière joue une nouvelle fois un rôle déterminant… Laissé pour mort dans un précédent roman - Le parme convient à Laviolette - le nez dans une touffe de thym, et baignant dans une mare de sang, guéri de ses sept impacts de chevrotine dans le dos, il est chargé d’une nouvelle enquête: la routine, soi-disant, comme l’affirme le conseiller Honnoraty. Presque rien, en somme: un homme vient de mourir à l’hôpital de Gap, et les neveux spoliés portent plainte pour captation d’héritage. Le coup classique, quoi! Pas de quoi fouetter un chat. On a même demandé une autopsie et ça n’a rien donné: la mort est naturelle. Deux détails pourtant: la veuve avait célébré ses noces avec le mourant quatre jours auparavant en évinçant la maîtresse en titre, et on avait trouvé sur les mains de la victime d’abondantes traces de talc….C’est ainsi que Laviolette et le juge Chabrand se retrouvent pour l’enterrement à La Roque-du-Champsaur...
Une agréable lecture de vacances, qui clôt le cycle de Laviolette. Si vous n'en avez jamais lu, suivez ses enquêtes dans l'ordre chronologique: toutes disponibles dans la même collection de poche. C'est mieux!
Pierre Magnan nous a quittés au mois de mai 2012...
08:34 Écrit par Claude Amstutz dans Littérature francophone, Littérature policière | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature; roman; policier; livres |
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La citation du jour
Jules Renard

La vie n'est ni longue ni courte; elle a des longueurs.
Jules Renard, Journal (coll. Bouquins/Laffont, 2011)
image: Clown (maluespacio.blogspot.com)
00:31 Écrit par Claude Amstutz dans La citation du jour, Littérature francophone | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : citation; livres |
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